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Le détenu Farid Bamouhammad serait utilisé comme pion afin d'appuyer certaines revendications syndicales, à en croire son avocate, Me Chantal Moreau. Suite à l'annonce de son transfèrement lundi à la prison d'Andenne, les représentants syndicaux ont demandé à ce qu'il ne bénéficie pas de régime particulier.
"Les agents pénitentiaires n'ont pas pour fonction de décider du régime d'un détenu, mais d'exécuter les directives de la direction générale au lieu d'en discuter le contenu. Cette affaire met en lumière l'omnipotence du pouvoir syndical sur la gestion des établissements pénitentiaires", a souligné Me Moreau.
"Comme ils savent que M. Bamouhammad est un personnage médiatisé, les syndicats le brandissent comme un épouvantail pour asseoir certaines revendications que je ne connais pas", a-t-elle ajouté.
L'avocate a précisé que le transfèrement de Farid Bamouhammad, demandé par les délégations syndicales, n'était lié à aucun problème disciplinaire. "Il a une personnalité compliquée. Il a commis des faits qui ont été sérieusement réprimés. Mais c'est un détenu comme les autres. Cela fait plus de six mois qu'il n'y a pas eu de passage à l'acte physique sur un membre du personnel. Pourtant, on continue à le décrire d'une manière injuste et qui ne correspond pas à la réalité", a précisé Me Moreau.
Farid Bamouhammad est soumis à un régime particulier depuis sept ans, comme des dizaines d'autres détenus, souligne encore son avocate. Il sera transféré depuis la prison de Louvain-Central à celle d'Andenne lundi et devrait rejoindre l'établissement de Namur le 9 septembre.


