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Le ministre flamand de l'Egalité des chances, Pascal Smet, a regretté la décision intermédiaire proposée vendredi par Plopsa à ses visiteurs handicapés. Les accompagnateurs des personnes handicapées voulant monter dans les attractions doivent désormais signer un document confirmant qu'ils ne suivent pas les recommandations de Plopsa.
"Comme gestionnaire de parc d'attractions, Plopsa est confronté à deux lois contradictoires au sujet de notre politique vis-à-vis des visiteurs handicapés: la loi du 10 mai 2007 qui combat les discriminations et celle du 10 juin 2001 qui exige que l'exploitant d'une attraction effectue une analyse des risques pour montrer que ses attractions répondent aux exigences de sécurité. L'exploitant est également tenu d'appliquer d'éventuelles mesures préventives pour certains groupes", indique Steve Van den Kerkhof, PDG du groupe Plopsa.
Plopsaland s'est adressé à la société allemande TÜV pour obtenir un audit avec évaluation des risques. "Sur la base de ces analyses, nous déconseillons l'accès à certaines attractions pour les visiteurs handicapés. Mais si un visiteur handicapé souhaite quand même monter dans l'attraction, nous proposons une solution intermédiaire en ne refusant pas l'accès, sans l'approuver non plus, sur base de la loi anti-discrimination. Les accompagnateurs doivent signer un document attestant qu'ils ont été informés que Plopsa déconseillait de monter sur certaines attractions."
Une décision regrettée par Pascal Smet, le ministre flamand de l'Egalité des chances. Sa porte-parole, Nina Mallants, estime qu'imposer aux personnes handicapées une plus grande responsabilité n'est pas vraiment éthique. Pour la porte-parole, la solution intermédiaire est toutefois déjà un signe positif, car Plopsa comprend qu'il ne peut édicter une interdiction générale. Mme Mallants regrette néanmoins que cette décision ait été prise sans concertation. Le ministre continuera de chercher une solution plus acceptable, conclut la porte-parole.


