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Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) n'est pas entièrement satisfait de l'accord conclu vendredi par le gouvernement fédéral, les régions et les communautés visant à le transformer en une institution interfédérale de lutte contre les discriminations. Le CECLR regrette notamment que ses missions en matière de migration soient dorénavant confiées à une structure séparée et purement fédérale.
Les différents gouvernements du pays ont décidé de transformer le CECLR en centre interfédéral d'ici mi-2013. Ses compétences relatives à la lutte contre les discriminations sont ainsi élargies à celles des régions et des communautés.
Le CECLR estime que cette modification est une bonne chose. "Cet accord ouvre de nouvelles possibilités de concertation et de collaboration entre les différents pouvoirs publics du pays dans la lutte contre les discriminations, tout en garantissant le respect de l'autonomie et des compétences de chacune des entités", indique le CECLR dans le communiqué.
Les missions relatives à la migration, à la traite des être humains et aux droits fondamentaux des étrangers ne seront plus du ressort du Centre Interfédéral. Celles-ci seront confiées à un institut séparé et purement fédéral. "Le Centre en prend acte et le regrette", peut-on lire dans le communiqué.
"On ne peut nier que les questions migratoires touchent aujourd'hui, de plus en plus, aussi aux compétences des Régions et des Communautés. Il est donc étonnant que les entités fédérées cèdent ces matières à un organisme fédéral et non interfédéral."


