Excès de mercure dû à un incinérateur?

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Par: rédaction
25/01/08 - 20h36

A la suite des importantes concentrations de mercure relevées au cours des trois dernières nuits dans certaines stations de mesure bruxelloises, la ministre bruxelloise de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck, a décidé, par mesure de précaution, d'interrompre le fonctionnement de l'incinérateur de la station d'épuration de Bruxelles-Sud le temps nécessaire aux analyses.

Présomption
Après analyse des différentes sources possibles d'une pollution de l'air par le mercure, une présomption se porte sur du mercure contenu dans les fumées émanant de l'incinération des boues de la station d'épuration de Bruxelles-Sud, indique vendredi soir la ministre dans un communiqué de presse. "Cette présomption est bien évidemment à vérifier. Une analyse plus fine d'un large échantillon des boues est actuellement en cours et une analyse des fumées de la cheminée de l'incinérateur sera effectuée la nuit de vendredi à samedi", précise le communiqué.

Autres pistes
Par principe de précaution, le fonctionnement de l'incinérateur de la station d'épuration sera interrompu le temps nécessaire aux analyses. L'incinérateur ne sera mis en fonction que le temps nécessaire pour permettre le prélèvement des échantillons. Les résultats des analyses sont attendus mardi 29 janvier. "Il n'est néanmoins pas exclu qu'une autre source soit responsable de cette pollution. C'est pourquoi la police de l'environnement continue à identifier d'autres pistes possibles, y compris avec les autres Régions", indique le porte-parole de la ministre.

De Halle et Drogenbos
L'institut flamand pour la recherche technologique (VITO) a, quant à lui, supposé vendredi soir que la pollution au mercure provenait de Halle et de Drogenbos, plus particulièrement de la vallée de la Zenne. La ministre flamande de l'Environnement, Hilde Crevits, a commandé des analyses du site en question. L'incinérateur de Virginal, pointé du doigt jeudi, a, de son côté, été contrôlé par la police de l'environnement de la Région wallonne.

"Les valeurs relevées pour nos métaux lourds, dont le mercure, sont en dessous de tous les seuils déterminés par les organismes agréés. Nous avons tous les analyses pour le prouver", explique Frédéric Vandamme, responsable chimie à l'Intercommunale du Brabant wallon (IBM). Par mesure de précaution, l'IBM a tout de même décidé de relever des mesures complémentaires.

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