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MISE À JOUR Le MR demande l'inscription rapide d'un débat parlementaire sur les peines incompressibles ainsi que sur l'exécution de toutes les peines, a réagi le parti dans un communiqué publié mardi, à la suite de la libération sous conditions de Michelle Martin.
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Cette dernière avait été condamnée à 30 ans de réclusion pour son implication dans l'affaire Dutroux. Le tribunal d'application des peines de Mons a décidé, mardi matin, de la libérer sous conditions, après 16 ans de prison.
Par voie de communiqué, le président du MR Charles Michel énonce le souhait de "relancer le combat du MR pour les peines incompressibles, tout en respectant la séparation des pouvoirs". Il demande l'inscription rapide d'un débat parlementaire sur les peines incompressibles ainsi que sur l'exécution de toutes les peines, ajoute le communiqué.
"On ne peut pas en vouloir à la Justice"
"La décision du tribunal d'application des peines de Mons répond favorablement au souhait de Michelle Martin de se soustraire à l'intégralité de sa condamnation en demandant une libération anticipée", estime Charles Michel. "Et pourtant, elle ne fait qu'utiliser la loi actuelle. On ne peut pas en vouloir à la Justice, c'est aux responsables politiques de prendre leurs responsabilités et de changer la loi."
Le MR plaide pour l'exécution de l'accord de Gouvernement, qui prévoit, pour des infractions d'une extrême gravité ayant entraîné la mort, "le seuil d'admissibilité à la libération conditionnelle porté au minimum à la moitié de la peine, et trois quart en cas de récidive, en cas de condamnation à 30 ans ou à perpétuité".
La N-VA veut renforcer les règles
La N-VA, dans l'opposition au niveau fédéral, veut renforcer les règles en matière de libération conditionnelle, a commenté la députée Sophie De Wit. Pour elle, il faut en tout cas des règles plus sévères pour les récidivistes et il faut améliorer la communication avec les victimes.
"Que Michelle Martin, condamnée à 30 ans de prison et qui avait déjà avant cela été condamnée à 5 ans de prison, puisse déjà être libérée est difficile à comprendre" dit Sophie De Wit. Elle souligne aussi les manquements dans la communication avec les victimes. "Ecouter les victimes est une condition sine qua non, certainement dans une affaire comme celle-ci".
"La libération conditionnelle peut certes être une façon de permettre une réinsertion dans la société. Mais dans le cas de Michelle Martin, les choses sont différentes puisqu'elle a déjà eu cette chance après son premier jugement mais elle l'a gaspillée. Après sa condamnation de 1989, elle a commis des faits encore plus graves", insiste la députée N-VA. Elle ajoute encore que cette affaire pourrait aussi être "un signal" pour mettre l'accent sur le fait que les économies faites sur les maisons de justice sont irresponsables.
- Michelle Martin libérable sous conditions



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