© reuters.
Les nombreuses réactions suscitées par la future libération de Michelle Martin s'expliquent par une période creuse dans l'actualité, selon Marc Lits, directeur de l'Observatoire du récit médiatique à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL).
© reuters.
© belga.
© belga.
La décision de libération de Michelle Martin fait l'objet d'une couverte médiatique intense et d'innombrables réactions sur les sites d'information et les réseaux sociaux. "Cela s'explique par une actualité plus calme", d'après Marc Lits. "En période de négociations politiques, l'information passerait au second plan. Aujourd'hui, le terrain est ouvert et cela continuera certainement encore pendant quelques jours."
Dès l'annonce de la libération sous conditions de Michelle Martin, les sites d'information et les réseaux sociaux ont été pris d'assaut par les internautes. "Le plus frappant dans ce cas-ci, c'est que ce déferlement de commentaires se retrouve sur tous les sites, tous médias confondus", s'étonne Marc Lits. "On est surtout dans le registre de l'invective, de l'émotionnel brut. Et les commentaires ne sont pas triés car il n'y a pas de véritable modérateur." Et il n'incombe pas aux médias de dépassionner le débat, complète-t-il. "Je ne crois d'ailleurs pas à l'efficacité d'une telle tentative de modération."
Des réactions virulentes donc, "car il s'agit d'une des affaires les plus sensibles ces dernières années en Belgique", précise encore Marc Lits. "Elle a soulevé des émotions considérables et la décision de libération ravive des peurs et des inquiétudes. Les gens réagissent car ils se disent que cela aurait pu leur arriver. L'information les touche plus que la crise grecque, par exemple. On avait remarqué le même type de réactions lors du drame de Sierre."



édité par: