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A Bruxelles et en Wallonie, c'est le même constat: la plupart des logements qui dépendent des universités sont actuellement déjà complets. Il est cependant trop tôt pour parler de pénurie car des désistements sont attendus. Par ailleurs, les étudiants ont toujours la possibilité de trouver un logement dans le privé, bien qu'il est difficile d'en estimer l'offre et a fortiori le taux d'occupation.
A Bruxelles, les résidences de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) permettent à environ 800 étudiants de bénéficier d'un logement en dessous du prix du marché (environs 212 euros toutes charges comprises). Il n'y a plus de kots étudiants disponibles en ce qui concerne les résidences universitaires et les partenaires de l'ULB dans le privé. Les étudiants n'ont dès lors d'autre choix que de chercher sur le marché privé où la balance entre qualité et prix échappe totalement au droit de regard de l'université.
Dans le cas de l'Université Catholique de Louvain (UCL), on dénombre environ 3.850 unités locatives sur les sites de Louvain-La-Neuve, et 1.350 à Bruxelles. Les logements universitaires affichent quasi complets. Toutefois, Jean-Michel Leunens, responsable du service des logements de l'université, tempère sur base d'un même constat depuis deux ans: il y a un désistement massif en septembre qui amène à un rééquilibre de l'offre et de la demande. "400 désistements sont attendus en septembre, principalement à cause des échecs en seconde session ou des problèmes de visas refusés à des étudiants étrangers". Ce phénomène de désistements trouvera aussi un écho dans le privé où les disponibilités se font de plus en plus rares. Il reste toutefois encore des logements à louer. A titre indicatif, l'agence de l'Aiglon estime qu'à l'heure actuelle, elle peut encore offrir un logement à une vingtaine d'étudiants de Louvain-La-Neuve sur une capacité totale d'environ 500.
A l'Université de Mons (UMons), sauf désistements, les 590 places en résidences universitaires sont prises. L'université répertorie cependant 817 chambres individuelles et 17 chambres doubles chez des propriétaires privés dans les alentours. "Il y a toujours moyen de se loger, mais plus on avance dans le temps, plus les prix risquent d'être élevés et la qualité diminue", fait remarquer Joëlle Tilmant, responsable du service logement de l'UMons.
Les résidences des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP, Namur), qui peuvent héberger plus de 500 personnes, affichent elles aussi complets. Une liste d'attente a été ouverte. Cathy Jentgen, responsable du Service Logements et Logements en ville, s'attend également à des désistements, en raison du quota imposé face à l'afflux massif d'étudiants français, notamment pour les études vétérinaires. Un étudiant des FUNDP doit débourser mensuellement entre 233 et 258 euros pour se loger dans un kot de l'université ou près de 300 euros en ville.
Enfin, du côté de l'Université Libre de Liège (ULg), l'offre de 3.600 locations en résidence universitaire est aussi épuisée. Il y a cependant approximativement 7.000 possibilités de logement hors campus dont 4.000 répertoriées par l'ULg. 80% de ces 4.000 annonces de propriétaires privés sont déjà "réputées louées". On ignore si les 20% restants sont encore disponibles, les propriétaires ne déclarant pas systématiquement l'état d'occupation de leurs biens.


