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"C'est une véritable honte qu'un juge d'instruction francophone ait relâché les individus sans imposer de conditions", s'insurge vendredi le bourgmestre de Vilvorde, Marc Van Asch (CD&V). Six fauteurs de troubles présumés interpellés à Vilvorde avaient été mis à disposition du parquet de Bruxelles mercredi, avant d'être relâchés jeudi.
Les faits se sont déroulés mercredi devant la gare de Vilvorde, où une bagarre avait éclaté entre des policiers et des individus lors d'un contrôle d'identité. Trois policiers avaient été blessés et plusieurs bris de vitre de véhicules avaient également été recensés dans le quartier.
"C'est incompréhensible que des auteurs aient été relâchés alors qu'ils ont été pris en flagrant délit en train de démolir des voitures tandis que d'autres avaient en leur possession de l'essence afin de préparer des cocktails molotov. Je constate que la section néerlandophone avait bien demandé une arrestation, mais pas du côté francophone", déplore Marc Van Asch.
Selon lui, la remise en liberté de ces six fauteurs de troubles présumés constitue un signe révélateur. "La scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde doit avoir lieu le plus rapidement possible. A partir de ce moment-là, nous pourrons mener notre propre politique des poursuites et nous ne serons plus noyés dans les matières bruxelloises", a-t-il conclu.
De son côté, le syndicat policier SLFP remet en cause le lien effectué par le bourgmestre entre la décision du juge d'instruction francophone et la scission de BHV. Selon le syndicat, il existe également en Flandre des juges qui trouvent que la violence commise à l'égard des policiers est "inhérente à la fonction".


