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Au moins 250 personnes étaient présentes lundi soir à la réunion d'information organisée par la Ville de Namur sur la libération conditionnelle de Michelle Martin et son éventuelle arrivée au monastère des Clarisses à Malonne. La réunion rassemblait le bourgmestre Maxime Prévot, Philippe Dulieu, procureur du Roi, Pierre Jacobs, commissaire-divisionnaire à la police de Namur, et Jacques Bredael comme modérateur.
Le bourgmestre a d'abord rappelé que la décision judiciaire était actuellement suspendue: "Il faudra attendre l'arrêt de la cour de cassation le 21 ou le 28 août".
Il a également rappelé que la Ville "n'a été en rien informée de cette décision". Beaucoup de Malonnois ont interrogé Maxime Prévot ces derniers jours. "Ils m'ont demandé pourquoi je ne m'opposais pas à cette décision. Mais je n'ai rien autorisé du tout. J'assume maintenant les conséquences collatérales d'une décision de justice".
Philippe Dulieu a ensuite expliqué les règles de procédure d'une libération conditionnelle.
Jean-Denis Lejeune était présent dans l'assemblée pour "s'informer au même titre que les Malonnois". Il a ensuite pris la parole et s'est dit plus pessimiste que Maxime Prévot. Il pense en effet que la cour de cassation va confirmer la libération conditionnelle de Michelle Martin et a conclu en invitant tout le monde à la prochaine marche du 19 août à Bruxelles, une marche qui, espère-t-il, se déroulera "dans la sérénité et la dignité, sans groupuscules qui viendront la polluer".
Les Malonnois ont ensuite pu poser leurs questions.


