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Cédric Visart de Bocarmé, un des trois chefs de cabinet de la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, va quitter le cabinet d'ici la fin du mois d'août pour retourner à la magistrature, indique jeudi L'Avenir. Arrivé en janvier dernier, l'ancien procureur du Roi de Namur et ex-procureur général à Liège, a essuyé beaucoup de critiques quant à son choix de rejoindre le cabinet de l'Intérieur.
Ces critiques émanant notamment du CSJ (Conseil Supérieur de la Justice), Cédric Visart n'a pas envie, selon L'Avenir, de compromettre davantage la suite de sa carrière de magistrat. Un retour à la magistrature semble acquis même s'il faudra attendre encore un peu pour connaître le poste exact.
"Je pars avec le sentiment d'avoir mis des choses en place. Dès le début, j'ai expliqué que cette fonction serait provisoire", a indiqué M. Visart. L'ex-procureur du Roi de Namur et ancien procureur général de Liège ne souhaite pas en dire davantage, pour le moment, sur son futur retour au sein de la magistrature.
"A 59 ans, si je désire encore postuler pour certaines fonctions au sein de la magistrature, comme celle de chef de corps, je dois le faire dès maintenant ou il sera trop tard. Je considère cette seconde expérience politique de manière positive, mais je suis un homme de la magistrature", a expliqué M. Visart.
En rejoignant l'équipe de Joëlle Milquet en janvier dernier, M. Visart avait essuyé une série de critiques, notamment du Conseil supérieur de la Justice (CSJ), qui considérait qu'un magistrat ne devait intégrer qu'un seul cabinet, celui de la Justice.
"Je ne vais pas nier que l'avis du CSJ a eu de l'influence. Je ne peux l'ignorer sous peine de connaître des problèmes pour la suite de ma carrière dans la magistrature. Cependant, j'estime toujours qu'un magistrat peut être utile à l'Intérieur", a-t-il ajouté.
M. Visart de Bocarmé jette un coup d'oeil rapide sur ces huit derniers mois. "Nous avons lancé un certain nombre de projets comme la réforme de la sécurité civile ou l'extension de cadre de la Police. J'espère que les budgets vont suivre afin d'assurer la poursuite de ces réformes importantes", a-t-il conclu.


