Pour la deuxième nuit consécutive, les concentrations de mercure mesurées dimanche à Bruxelles se sont avérées normales, a-t-on appris auprès de cellule interrégionale de l'environnement (Celine).
Aucune interférence due au mercure sur les mesures d'ozone n'a non plus été constatée. Quant à l'origine de la pollution, elle demeure inconnue même si certains indices convergent vers l'incinérateur de la station d'épuration de Bruxelles sud. Les mesures de mercure effectuées dimanche à la station de Neder-over-Hembeek renseignent des concentrations de l'ordre de 1 à 2 nanogrammes par mètre cube d'air, ce qui est conforme à la normale, a-t-on appris dimanche auprès de la Celine.
La nuit de jeudi à vendredi, des concentrations inquiétantes de mercure, jusque 996 nanogrammes de mercure par mètre cube d'air, soit près de 1.000 fois la concentration normale, étaient encore mesurées à Neder-Over-Heembeek. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) tolère une concentration moyenne annuelle de 1.000 nanogrammes de mercure par mètre cube d'air. "En principe, les concentrations directement mesurées ne sont donc pas inquiétantes en soi pour la santé, le problème est plutôt environnemental", a encore expliqué Olivier Brasseur, de la Celine.
Si la source de la pollution demeure une énigme, des prélèvements ont été effectués sous le suivi de l'Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement (IBGE) dans la nuit de vendredi à samedi à l'incinérateur de la station d'épuration de Bruxelles sud (Forest), fortement soupçonné d'être à l'origine de la pollution. L'incinérateur en question est actuellement à l'arrêt et devrait le rester jusqu'à ce que les résultats des prélèvements soient connus, ce qui pourrait être le cas mardi.
D'autres prélèvements devraient aussi permettre dans les prochains jours de s'assurer que les sols n'ont pas été pollués par le mercure qui s'y serait déposé, ce qui pourrait, le cas échéant, présenter un risque pour la chaîne alimentaire. (belga)


