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Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), a salué mardi de l'ancien président du PS et ministre d'Etat Guy Spitaels, décédé à l'âge de 80 ans, mais qui laissera selon lui un souvenir "contrasté" en raison de son implication dans des affaires de corruption.
"D'abord je pense à sa famille, à son épouse, Anne, à son fils Thomas. Je leur adresse mes plus sincères condoléances", a-t-il déclaré à quelques journalistes en marge d'une visite en République démocratique du Congo (RDC).
Le dernier souvenir que M. Reynders conservera de ce rival politique est la fête de son 80e anniversaire à Ath et qui avait rassemblé dans sa ville des personnes ayant accompagné son parcours politique.
"Il avait porté le parti socialiste à des niveaux jamais atteints", a rappelé le chef de la diplomatie belge. "Malheureusement, il a été aussi emporté par la tourmente des affaires, et là son rôle été beaucoup plus équivoque", a-t-il ajouté, parlant aussi de la "démesure" qui l'avait fait surnommer "Dieu".
"J'essaye de garder en mémoire les faits qui m'avaient marqué bien avant" à la tête du PS, a poursuivi M. Reynders, en se souvenant des débats et des affrontements avec l'ancien président du parti libéral, Jean Gol, dans les années 80.
M. Spitaels avait une "force de conviction et de débat" assez importante et, ces dernières années, "un regard un peu décalé parfois sur la réalité politique de notre pays" et un intérêt pour les questions internationales à propos desquelles il avait écrit plusieurs livres.


