A la suite de nouveaux prélèvements effectués dans la nuit de vendredi à samedi, une seconde source - une entreprise de recyclage de vieilles batteries elle aussi située dans les environs de Forest - est suspectée dans le cadre de la pollution au mercure qui a touché Bruxelles ces derniers jours, a indiqué dimanche la ministre bruxelloise de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck.
"Un dépassement ponctuel a été à nouveau observé, mais dans une zone extrêmement circonscrite", a expliqué la ministre en affirmant que ce pic "ne présentait pas de risque pour la santé publique". "Ce dépassement a conduit la police de l'environnement à considérer comme hypothèse principale de la pollution, une société de recyclage de vieilles batteries, qui n'est pas en activité durant le week-end. Les analyses mobiles réalisées durant la nuit de samedi à dimanche n'ont d'ailleurs relevé aucun dépassement", a poursuivi Evelyne Huytebroeck, citée dans un communiqué.
Vendredi, cette dernière avait déjà ordonné l'arrêt de l'incinérateur de la Station d'épuration Sud après avoir procédé à des analyses complètes à la sortie de la cheminée. Une analyse identique a également été réalisée vendredi sur le site de l'entreprise de batterie. Les résultats finaux sont attendus pour mardi. "Dans l'intervalle, et par mesure de précaution, la ministre a, via la Police de l'Environnement, demandé à la société concernée de ne pas reprendre son activité ce lundi matin, et ce jusqu'à ce que les résultats complets soient connus", a-t-elle ajouté.
De nouvelles mesures seront encore effectuées ce dimanche soir afin de s'assurer que la pollution ne provient pas d'une troisième source.


