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MISE À JOUR La première pierre de la future prison de Leuze-en-Hainaut a officiellement été posée ce jeudi midi, en présence notamment du bourgmestre de la localité et du secrétaire d'Etat en charge de la Régie des bâtiments, Servais Verherstraeten.
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D'une capacité de 312 places pour un investissement de 75 millions d'euros, l'établissement pénitentiaire, dont la construction a en réalité débuté le 6 août dernier, devrait accueillir ses premiers détenus vers la moitié de 2014.
Il permettra la création de 200 à 300 emplois directs et de plusieurs centaines d'emplois indirects. Inspiré des constructions de Vauban, le nouveau complexe tentera par ailleurs "d'intégrer le facteur humain afin de favoriser la réintégration des détenus" tout en assurant un maximum de sécurité, ont expliqué ses architectes.
"La construction de nouvelles prisons est une priorité pour le gouvernement, la Belgique ne comptant actuellement que 9.000 places pour plus de 11.000 détenus, dans des bâtiments qui datent pour la plupart du XIXe siècle", a pour sa part souligné Servais Verherstraeten.
C'est dans ce contexte, et alors que le taux de surpopulation carcérale belge est l'un des plus importants d'Europe, que le gouvernement fédéral a mis sur pied le Masterplan 2008-2012-2016. Celui-ci prévoit entre autres la construction de quatre nouvelles prisons destinées à désengorger les établissements existants. A l'heure actuelle, les travaux ont débuté à Leuze mais aussi à Marche-en-Famenne et à Beveren. Au total, 900 places supplémentaires devraient ainsi être disponibles à l'horizon 2013-1014.
Quant au quatrième projet, à Termonde, il est toujours en souffrance. "Des recours juridiques introduits par des riverains ne permettent pas, pour l'instant, de lancer le chantier. Mais trop d'argent y a déjà été investi pour que le dossier soit fermé sans solution", a encore expliqué le secrétaire d'Etat. "Nous espérons obtenir des avancées dans les plus brefs délais", a-t-il ajouté en réaffirmant la "nécessité" de ces nouvelles prisons dans un pays où, selon la direction générale des établissements pénitentiaires, le taux moyen de surpopulation carcérale dépasse les 20 pc.
"Bien entendu, des alternatives à la prison existent, notamment grâce à la technologie, mais elles ne régleront néanmoins qu'une partie du problème", a de son côté estimé Christine D'Hondt, en charge des matières pénitentiaires au SPF Justice. "La prison doit protéger la société, sanctionner les actes délictueux et réinsérer les détenus. Les établissements qui sont en cours de construction répondront à ce triple objectif", a-t-elle conclu.


