Des chauffeurs de bus de la société De Lijn, attachés au dépôt Zurenborg d'Anvers, ont spontanément arrêté le travail mardi matin. La grève, qui intervient à la suite de l'agression d'un collègue pendant son service par un groupe de jeunes, devrait durer 24 heures, a indiqué Freddy De Wilder, de la CSC Services publics.
Une discussion entre les syndicats et le personnel, mardi matin, n'a pas réussi à convaincre les chauffeurs de reprendre le travail. "On nous a bien promis des contrôles supplémentaires, mais pour nos hommes ce n'est pas suffisant pour suspendre la grève", a déclaré M. De Wilder. L'objectif du mouvement n'est pas de l'étendre aux autres dépôts, et donc aux autres lignes de bus, a-t-il toutefois précisé.
L'agression est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, selon les chauffeurs.
Mardi matin, aucun d'entre eux n'était prêt à prendre le volant depuis le dépôt Zurenborg, auquel était attaché leur collègue. L'incident a eu lieu lundi, vers 17h00, sur la ligne de bus 14. "Ce bus était complètement plein pour des raisons imprévues. Un certain nombre de jeunes d'un école de Mortsel n'ont rien trouvé de mieux que d'appuyer sur l'alarme et d'ouvrir les portes via le frein d'urgence durant tout le trajet vers la gare de Berchem", a expliqué M. De Wilder.
"A hauteur de l'aéroport de Deurne, la coupe était pleine pour le chauffeur. Il a demandé aux jeunes de quitter le bus, ce qu'ils ont semblé faire, mais en sortant ils ont endommagé un miroir intérieur", a-t-il poursuivi. Alors que le chauffeur s'apprêtait à réparer le miroir, il a été bousculé et est tombé au sol. Là, il a encore reçu des coups portés par les jeunes en question, selon le syndicaliste. Le chauffeur, qui était en état de choc après l'incident, a été mis en arrêt de travail pour 7 jours.


