Création de comités de contrôle des hôpitaux Iris, contre l'avis du MR

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Par: rédaction
30/01/08 - 21h43

Le Conseil d'administration de la structure Iris en charge des hôpitaux publics bruxellois a décidé mercredi soir de constituer un comité de contrôle de leur évolution financière, ainsi qu'un comité de suivi du plan stratégique conclu avec l'ULB.

Ce vaste plan prévoit notamment le déménagement à terme de l'Institut Bordet (oncologie) sur le site de l'Hôpital Erasme à Anderlecht. Ces deux décisions ont été prises à la majorité, en l'absence des administrateurs MR qui ont quitté la réunion pour s'opposer à la création de ces deux organes selon eux superflus et non garants d'une amélioration de la situation financière.

Le MR avait annoncé plus tôt dans la journée qu'il ferait tout pour s'y opposer lors de cette réunion, et qu'en cas d'échec de cette manoeuvre, il recommencerait plus tard, en usant des règles de fonctionnement internes à Iris. Pour le MR, la structure de gestion de ces hôpitaux publics ressemble de plus en plus à une "une usine à gaz", dans laquelle on a multiplié les comités stratégiques (trois plus un nouveau qui se cache derrière l'appellation de "comité de suivi") à travers une nouvelle mouture de l'organisation, et on a ajouté un comité de contrôle.

Composé de représentants des différents hôpitaux, du commissaire de la Région bruxelloise et de l'administrateur délégué d'Iris, celui-ci n'est pas le modèle idéal pour faire la clarté sur l'évolution des finances, juge le MR. Le son de cloche est tout différent chez le président du Conseil d'administration Yvan Mayeur (PS) qui a qualifié l'attitude des administrateurs MR d'"obstructive et flibustière, mais inefficace". Il a rappelé qu'un Conseil d'administration n'était pas un parlement, où l'on peut multiplier les interventions à l'envi, ce qu'a selon lui fait le MR mercredi soir, avant de claquer la porte.

Au Conseil d'administration, il s'agit de décider. Il est dommage pour les hôpitaux que le MR décide de tourner le dos à la recherche de compromis pour l'avenir, a-t-il ajouté. Yvan Mayeur a souligné que la proposition d'installer un comité de contrôle avait été prise après une concertation avec le gouvernement bruxellois pour éviter la répétition d'un différend apparu l'an dernier au sujet de l'évolution de la situation financière. Selon lui, le commissaire du gouvernement et les différentes entités hospitalières du réseau y seront représentées. (belga)

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