Evelyne Huytebroeck.
Plusieurs analyses, réalisées à la suite de la pollution au mercure provoquée par l'entreprise de recyclage de batteries FMM (Fonderie et manufacture de métaux), révèlent des dépassements de la norme de concentration de mercure naturellement présente dans les sols, indique jeudi après-midi la ministre bruxelloise de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck, dans un communiqué de presse.
La police de l'environnement a fait procéder à une série d'analyses des sols dans un périmètre autour de l'entreprise FMM responsable de la pollution au mercure. Au total, neuf prélèvements ont été effectués, tant dans les quartiers d'habitation avec jardins potagers que dans la zone industrielle. Deux prélèvements affichent un dépassement de la norme de fond qui est de 0,55 mg/kg et qui correspond aux concentrations naturellement présentes dans un sol. Les deux prélèvements en question indiquent des concentrations de 0,61 et 0,67 mg/kg.
"Ces deux dépassements ont été constatés dans la zone industrielle. Néanmoins, s'agissant d'une zone industrielle, il est impossible de déterminer si ces deux dépassements sont dus au présent incident ou à un incident plus ancien", précise le communiqué. Selon Olivier Brasseur de la Cellule interrégionale pour l'Environnement (CELINE), un risque pourrait se former pour la santé si le mercure s'introduit dans la chaîne alimentaire en se déposant au sol. "Cela pourrait affecter l'homme et les conséquences pourraient être très importantes à ce moment-là, notamment au niveau du système nerveux et de l'activité cérébrale", a-t-il averti.
Les résultats des analyses au sol sont communiqués, en même temps que les analyses de la qualité de l'air, au Service Public Fédéral Santé Publique, compétent en la matière, et sont joints au dossier du parquet de Bruxelles, indique le porte-parole de la ministre de l'Environnement, Pascal Devos. (belga)


