Le Plan national de sécurité approuvé ce vendredi par le conseil des ministres ne prévoit que 1.350 recrues par an, soit 100 de moins que ce que les hauts responsables de la police intégrée réclament, a dénoncé le SLFP-Police.
Ce syndicat, l'un des deux plus importants en nombre d'affiliés au sein de la police intégrée, met en garde contre une "catastrophe à court terme au niveau opérationnel". "Comment peut-on admettre par exemple qu'un corps de police comme Charleroi soit en déficit de personnel, principalement des inspecteurs de police, de plus de 300 unités, soit 25% de ses capacités opérationnelles", interroge Alain Ysebaert, vice-président national du SLFP-Police.
Certaines zones de police, ajoute-t-il, sont sous "perfusion permanente" d'effectifs détachés de la police fédérale, cette dernière étant également déficitaire dans diverses directions. Cette situation est la conséquence de la politique menée par le gouvernement sortant, qui a ramené à 900 unités le recrutement des inspecteurs de police pour les années 2005 et 2006, alors qu'il était en 2004 de 1.200 unités, juge le SLFP.
Les conséquences s'en font sentir sur la charge de travail et la sécurité des agents, ajoute le syndicat, soulignant que le gouvernement ne pourra éluder le problème plus longtemps sous peine de créer des "mouvements sociaux importants".


