Détention préventive: les juges d'instruction se défendent

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Par: rédaction
1/02/08 - 21h32

L'association des juges d'instruction (AJI) s'est défendue vendredi des attaques concernant des "abus" de la détention préventive, dont ces magistrats sont la cible de la part de l'Ordre des barreaux flamands (OVB), soutenu par son pendant francophone et germanophone (OBFG).

Le juge d'instruction est aujourd'hui confronté à un double discours, lui reprochant à la fois son laxisme en cas de libération et son penchant supposé à décerner trop de mandats d'arrêt, constate Thierry Freyne, président de l'AJI. La détention préventive, mesure d'exception, doit être dûment motivée et répondre au prescrit de la loi, souligne-t-il.

Réducteur
"Prétendre que les mandats d'arrêt sont des formulaires-types -laissant supposer un automatisme- est totalement réducteur du rôle du juge d'instruction", se défend l'association. L'AJI souligne aussi le phénomène démographique. "Lors de la construction des prisons, notamment à Bruxelles dans la deuxième moitié du 19e siècle, la population belge comptait moins de la moitié de celle d'aujourd'hui", fait-elle remarquer.

Autre phénomène, "la montée de la violence dénoncée partout et de la criminalité grave" sont aussi à prendre en compte, soulignent les magistrats. En outre, les calculs de proportion de détenus en préventive par rapport au total des détenus sont faussés par le fait que bon nombre de peines ne sont plus exécutées, ajoutent-ils.

L'association des juges d'instruction de Belgique rappelle les droits fondamentaux de toute personne arrêtée (présomption d'innocence et respect des droits de la défense) et invite les différents partenaires concernés par l'enquête pénale à un dialogue ouvert.

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