Le Parlement jeunesse, une simulation du travail parlementaire exercée par des jeunes de 17 à 26 ans, a ouvert sa douzième session annuelle ce lundi dans l'hémicycle du Parlement de la Communauté française, entre salves d'applaudissements et huées de jeunes "députés" bien décidés à défendre les sujets qui leur tiennent à coeur.
Ces quelque 80 étudiants du secondaire et du supérieur, mais aussi de jeunes employés, provenant de tous milieux, ont été sélectionnés sur base d'une lettre de motivation. Ils vont débattre des projets de décret de quatre jeunes "ministres" sur des sujets de société tels que l'accueil des migrants, la mobilité urbaine, l'enseignement ou encore le chômage de longue durée et la réinsertion professionnelle.
A moins qu'ils ne déposent eux-mêmes des propositions de résolution, comme compte le faire Damien, de Dinant. Frère d'un polyhandicapé, il a proposé ce lundi d'élaborer une résolution valorisant ceux qui s'investissent dans l'aide aux personnes handicapées.
Des délégations du Jura suisse, du Maroc, du Val d'Aoste, mais aussi du Québec, où le concept de Parlement jeunesse est né, participeront aux débats. Ana, elle, est Roumaine et a pris la parole en mettant en avant la coopération "jeunesse" entre le Parlement de la Communauté française et le Parlement roumain.
Dans un esprit qui se veut "sérieux, mais sans se prendre au sérieux", les participants vont passer cinq jours en "Péjigonie", selon l'expression de Jean-Yves (24 ans), jeune employé liégeois propulsé, pour sa troisième participation au "PJ", ministre de la Mobilité, des Transports et de la Politique des grandes villes. "La Péjigonie, c'est une Belgique virtuelle, qui dispose de toutes les compétences nécessaires pour gérer un pays", résume-t-il, sourire en coin.
L'initiative renouvelle son succès chaque année. Pour cette édition, des "observateurs" sont venus de France pour développer le projet dans leur pays, se réjouit Jean-François Istasse, président du "vrai" Parlement de la Communauté française.
A la tribune, Maxime, supporter du Standard, déclenche une première controverse en déclarant ses préférences footballistiques. "Nous avons un passé glorieux, mais il faut aujourd'hui se concentrer sur le présent", lance-t-il.
Et le présent, ce sont quatre "commissions" qui, dès mardi, examineront les projets de décret des ministres, avant les débats en séance plénière mercredi et jeudi, puis celui sur la résolution vendredi.
Dans les travées réservées à la presse, de jeunes journalistes s'apprêtent à relayer ces débats dans L'Echo parlementaire. Une démocratie miniature qui, de l'avis des participants, constitue avant tout une expérience humaine et citoyenne unique... (belga)
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