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Emeutes d'octobre: Schaerbeek et Saint-Josse parties civiles

Les communes de Schaerbeek et de Saint-Josse déposeront plainte en se constituant partie civile contre les trois suspects, un majeur et deux mineurs, interpellés fin du mois de janvier dans le cadre de l'enquête relative aux émeutes d'octobre 2007, ont annoncé ce lundi les deux bourgmestres, Bernard Clerfayt et Jean Demannez.

Les policiers de la zone de Bruxelles-Nord avaient été mobilisés durant 7357 heures lors de ces émeutes, ce qui représente un coût d'environ 500.000 euros. Les policiers des autres zones de police avaient presté 9409 heures durant ces émeutes.

La constitution de partie civile est avant tout symbolique, reconnaissent les deux bourgmestres. Les autorités communales entendent montrer par cet acte que les auteurs de ce type d'événement risquent des poursuites tant sur le plan pénal que civil. Le montant réclamé n'a pas encore été évalué.

Les événements avaient débuté le dimanche 21 octobre 2007, en début de nuit avec une manifestation spontanée à Saint-Josse-ten-Noode et devant l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique à Bruxelles où des incidents avaient éclaté. Des manifestants avaient saccagé un établissement situé à l'angle de la chaussée de Louvain et de la rue de Liedekerke à Saint-Josse-ten-Noode, provoquant des dégâts estimés à 50.000 euros. Un inspecteur de police avait été blessé ce soir-là à la tête par un jet de pierre. Un suspect, considéré par la police comme un meneur principal des actions du 21 octobre, a été identifié et déféré au parquet de Bruxelles.

Le 24 octobre, des manifestants avaient convergé vers la place Liedts en milieu d'après-midi et avaient ensuite commis des actes de vandalisme. Un policier avait été roué de coups rue de Liedekerke et a encouru plusieurs semaines d'incapacité de travail. Un majeur âgé de 27 ans, soupçonné par la police d'avoir participé aux faits de coups, a été interpellé fin du mois janvier avec deux mineurs, et remis en liberté sous conditions après avoir été entendu par un juge.

Trois autres policiers qui circulaient en véhicule anonyme avaient été également blessés le 24 octobre. Les occupants du véhicule qui avaient bloqués les policiers avaient été rapidement interceptés. Quatre-vingt-cinq personnes avaient été arrêtées administrativement et 8 judiciairement au cours des incidents du 24.

Les bourgmestres de Schaerbeek et Saint-Josse craignent que pareilles émeutes puissent se reproduire à l'avenir. "Nous avons demandé à police d'être davantage proactive vis-à-vis des événements internationaux qui peuvent être à l'origine de troubles de l'ordre publique dans nos communes", a indiqué ce lundi le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez. "Le droit d'expression est reconnu par notre constitution mais il doit être exercé dans le respect de la loi. La liberté de chacun est limitée par celle des autres", a précisé pour sa part Bernard Clerfayt. (belga)

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