Benoît Van der Meerschen, président da la Ligue des droits de l'homme, critique mercredi le plan national de sécurité.
Débat
La Ligue sollicite ainsi un débat et un contrôle parlementaire sur les mesures contenues dans ce plan et envisage des recours devant la Cour constitutionnelle, en fonction des décisions que pourrait prendre le gouvernement en matière de méthodes particulières de recherche notamment, rapporte mercredi la presse.
A la va-vite
Benoît Van der Meerschen regrette notamment que le gouvernement ait adopté "à la va-vite" un plan aussi ambitieux, ayant notamment d'importantes implications sur le plan budgétaire, sans consulter les acteurs intéressés par la matière, sans discussion avec le parlement et sans songer à la nécessité de le coupler avec un plan-justice.
Sur le fond, le président de la Ligue s'inquiète du type de société que ce plan semble privilégier. "Quand ses auteurs avancent que la sécurité est l'affaire de tout le monde, nous ne sommes pas d'accord. La sécurité est une tâche régalienne confiée à des agents publics soumis à des règles spécifiques, à une loi et une déontologie qui en définissent et en encadrent le rôle", dit-il.
Selon lui, il est par ailleurs malsain d'encourager les gens à se surveiller les uns les autres. "C'est la porte ouverte à une société de délation. Si le réseautage et à la mode en Flandre, ce n'est pas une raison pour l'étendre à tout le pays", ajoute le président de la Ligue, qui nourrit aussi des reproches à l'égard des passages du plan aboutissant à une "catégorisation" des auteurs d'infractions. (belga)


