Lhermitte explique son quintuple infanticide
Geneviève Lhermitte, inculpée de quintuple infanticide, se sentait prise "dans un étau" et affirme avoir eu des pulsions suicidaires depuis des années, selon l'expertise psychiatrique établie à la demande du juge d'instruction de Nivelles, que la presse publie mercredi et dont
Le Soir donne les grandes lignes.
"En cas de tension avec son mari, elle s'en prenait à elle-même en se frappant la tête contre le mur ou, une fois, en tapant son poing dans une vitre", relèvent les psychiatres qui l'ont examinée. "Madame Lhermitte se sentait prise dans un étau. Tout cela l'a menée dans une situation d'impasse croissante."
Le 28 février 2007, "Geneviève Lhermitte monte dans sa chambre à 13h. Elle abandonne toute sa résistance anxieuse des dernières semaines et cède aux forces et scénarios inconscients", poursuivent les experts dans leur rapport. "A partir de ce moment, les forces pulsionnelles sont libérées et l'habitude de Mme Lhermitte de réprimer ses actes va l'aider, cette fois, à agir ces cinq homicides tout en gardant sa volonté consciente de leur dire son amour, de border les corps et de leur donner des bisous et joindre un nounours."
Incarcérée depuis son acte, Geneviève Lhermitte a confié aux médecins qu'"elle est envahie par la douleur morale et la culpabilité mais elle ressent aussi qu'elle est paradoxalement 'plus libre dans la prison'". (belga/7sur7)