Le service 100 refuse de transporter un gréviste de la faim

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Par: rédaction
6/02/08 - 18h18

Le service 100 a refusé mercredi après-midi de transporter un gréviste de la faim de la rue Royale à Bruxelles, selon des médecins, membres de l'équipe médicale chargée du suivi des 150 grévistes.

A la suite d'un appel téléphonique d'un porte-parole des occupants, un médecin a examiné un gréviste de la faim qui souffre de problèmes cardiaques et dont l'état de santé était jugé inquiétant. Une hospitalisation s'imposait, selon ce médecin. Il a donc téléphoné afin qu'une ambulance vienne chercher le gréviste. La demande du médecin a été refusée. On lui aurait conseillé de faire appel à une ambulance privée.

En véhicule de police
Sur place, la police a elle-même tenté de faire venir une ambulance. Selon les médecins, le gréviste a finalement été conduit dans un véhicule de police, à bord duquel est également monté un membre de l'équipe médicale. Du côté du service d'aide médicale urgente, on explique qu'il y a eu effectivement un refus d'envoi d'ambulance car on pensait qu'une ambulance de la Croix-Rouge était affectée en permanence sur place à un poste médical avancé, rue Royale.

Les téléphonistes du service 100 auraient appliqué les instructions de l'Inspecteur d'hygiène provincial. Selon l'équipe médicale qui suit les grévistes, il n'y a pas de poste avancé à la rue Royale et aucune ambulance n'est affectée aux grévistes de la faim. Les médecins précisent qu'ils bénéficient, il est vrai, de l'aide de bénévoles de la Croix-Rouge et que certains grévistes ont été conduits à l'hôpital dans des ambulances de la Croix-Rouge.

Choqués
D'après le service d'aide médicale, une ambulance aurait tout de même été finalement envoyée à la rue Royale. Le gréviste de la faim aurait été transbordé du véhicule de police vers cette ambulance pour être conduit à l'hôpital. Cette information est toutefois démentie par une femme médecin qui se trouvait sur place. L'équipe médicale chargée du suivi des grévistes s'est dite choquée par ce refus de prise en charge et n'exclut pas de déposer plainte pour non-assistance en personne en danger.

Les quatre médecins et les deux infirmières présents sur place mercredi ont effectué des prises de sang sur le dernier groupe de 120 grévistes de la faim qui ont entamé leur action depuis 35 jours. Les analyses sont réalisées gratuitement par des laboratoires bruxellois en attendant que l'aide médicale urgente s'organise. Les syndicats de la FGTB et de la CSC ont apporté mercredi un stock de médicaments pour une semaine.

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