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L'auteur des coups de fil sur Annick Van Uytsel devant la justice

La chambre du conseil de Louvain examine ce vendredi le dossier de l'auteur des coups de fil anonyme dans l'affaire de la mort de la jeune Annick Van Uytsel. Elle doit se prononcer sur la prolongation ou non de son mandat d'arrêt.

Le jeune homme, âgé de 22 ans et originaire de Malines, a passé plusieurs appels aux services des polices locales d'Anvers et de Diest. Il prétendait, à tort, disposer d'informations sur cette affaire. Selon son avocat, il souffre de problèmes psychologiques.

Vengeance
"Il est maintenant clair que ce jeune homme n'a rien avoir avec la mort d'Annick Van Uytsel", a déclaré Me Geert Jaspaert. "Ses coups de téléphone dans cette enquête sont liés à une autre histoire, dans laquelle il tentait de se venger d'un garçon qui est actuellement avec son ex-amie. On ignore encore toutefois la relation précise que mon client a réellement eue avec cette fille", a-t-il expliqué.

Le jeune Malinois avait importuné son rival pendant tout un temps, selon son conseil. Cela s'est fait notamment par le biais de coups de fil au garçon et à ses proches dans le but de nuire à son rival. Les coups de fil dans le dossier Van Uytsel constituaient une énième tentative d'importuner son rival, a commenté l'avocat. Le jeune homme se serait toutefois rendu compte qu'il est allé trop loin.

Souffrance
"Le président de la chambre du conseil lui a clairement expliqué les tracas qu'il a suscités à de nombreuses personnes et les conséquences de ses actes sur l'enquête judiciaire. Il se rend compte aussi qu'il a détourné la souffrance des parents Van Uytsel à ses propres fins. Il le regrette et veut présenter ses excuses. Mais je veux d'abord me concerter sur ce sujet avec l'avocat de la famille Van Uytsel, pour voir si celle-ci accepterait des excuses", a encore déclaré le conseil du jeune homme.

Le parquet a requis la prolongation du mandat d'arrêt d'un mois au moins, mais selon Me Jaspaert, le jeune a besoin d'urgence d'un accompagnement psychiatrique et un examen ou une prise en charge par une institution psychiatrique seraient donc plus indiqués. La chambre du conseil se prononcera ce vendredi après-midi.

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