Ecolo reste disponible pour participer à une majorité mais entend que ses priorités soient prises en compte et veut y être respecté, a expliqué dimanche le co-président d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, au cours de l'émission Mise au point sur la RTBF-télévision. "Nous restons disponibles mais nous ne sommes pas soumis ni dupes", a souligné M. Javaux.
Le co-président d'Ecolo est revenu sur les négociations de l'orange-bleue, en particulier lorsque les Verts francophones ont été approchés pour se joindre à l'attelage. Il n'a pas défendu une participation au gouvernement devant les siens, a-t-il affirmé. Les membre du bureau du parti ont fait la liste des avantages et des inconvénients et, ensemble, ont décidé de décliner l'invitation. Parmi les points négatifs, figurait l'absence de Groen! ainsi que de moyens budgétaires pour réaliser les priorités vertes. La présence de la N-VA posait également un problème.
Maintenant que le PS s'est joint au gouvernement intérimaire, l'importance arithmétique des nationalistes flamands s'est réduite. Cela n'implique pas pour autant qu'Ecolo est prêt à entrer dans une majorité. "Il y a un obstace majeur, les priorités programmatiques", a fait remarquer M. Javaux qui attend toujours le début des discussions sur le programme socio-économique du gouvernement définitif.
Quant au "front francophone", le co-président d'Ecolo estime que la situation a évolué. "Pour la première fois, depuis des années, on s'est mis à travailler", s'est-il réjoui.
Il était temps, dit-il, que les partis francophones abordent le débat avec les partis flamands en mettant des choses sur la table et non plus simplement en disant "non". Des groupes de travail préparent ces discussions et Ecolo y participe "à condition de ne pas être le pigeon".
Le ministre de la Coopération, Charles Michel (MR), était quant à lui sur le plateau du journal de RTL-TVi. Interrogé sur le point de savoir si Yves Leterme serait le nouveau Premier ministre après le 23 mars, il s'est montré évasif. Selon lui, personne ne peut dire actuellement ce qui se passera à cette date. Il sera, à ses yeux, important de faire l'évaluation du gouvernement intérimaire et de voir où en est la formation du gouvernement définitif, et surtout d'avoir voté un budget.
Et d'ajouter, quant à la succession de l'actuel Premier ministre, Guy Verhofstadt: "l'accord dit: le 23 mars, Guy Verhofstadt donne sa démission. Je pense qu'il le fera et qu'il respectera sa parole. Le 23 mars, par contre, Yves Leterme doit assumer la responsabilités de former un gouvernement définitif". (belga)


