Même si la Commission Communautaire française de Bruxelles (Cocof) cède des compétences à d'autres entités du pays, elle pourrait être revitaminée pour exercer les nombreuses autres qu'elle aura conservées, a affirmé vendredi le ministre bruxellois Benoît Cerexhe, devant les députés bruxellois francophones réunis en séance plénière de l'assemblée de la CoCof.
Le ministre cdH a ainsi répondu à une interpellation que lui a adressée Caroline Persoons (MR-FDF) au sujet de la voix, selon elle trop faible, de la Commission Communautaire française dont Benoît Cerexhe dirige l'exécutif, dans les négociations institutionnelles en cours. Caroline Persoons s'est notamment inquiétée de ne pas avoir vu de note du collège (exécutif) de cette institution en charge d'une série de matières qui touchent au quotidien des 850.000 francophones de la capitale (tourisme, formation professionnelle, aides aux personnes handicapées, cohésion sociale, culture, etc).
"Même en cas de transfert de compétences telles que le tourisme, et la gestion des infrastructures sportives, voire la formation professionnelle, on se dirige vers une Commission communautaire française revitaminée au bénéfice de la population bruxelloise", lui a répondu Benoît Cerexhe. Le ministre lui a notamment rappelé que lors du dépôt de la note bruxelloise au groupe de l'Octopus, le ministre-président Charles Picqué était entouré de lui-même et de Guy Vanhengel, en tant que présidents des collèges des Commissions Communautaires française et flamande de Bruxelles.
"Si le vice-président de l'Octopus, Didier Reynders (MR), juge utile d'entendre spécifiquement le Collège de la Cocof, il en fera lui-même la demande. Je ne pense pas que cela devrait être le cas puisque lorsqu'il était informateur, il n'avait pas jugé nécessaire de nous convier à une rencontre, alors que beaucoup de monde avait été invité à cette occasion", a commenté Benoît Cerexhe. D'après lui, il n'y a toutefois pas d'inquiétude à avoir pour les francophones de Bruxelles puisque les ministres francophones bruxellois qui composent le collège de la Cocof ont été pleinement associés aux discussions préparatoires de la note bruxelloise.
Le ministre a enfin jugé que même dans le cas d'un transfert des compétences du tourisme, des infrastructures sportives, voire de la formation professionnelle vers la Région bruxelloise, demandé dans la note du gouvernement Picqué, la Cocof conservera un panier de nombreuses compétences et de moyens financiers renforcés pour les exercer. (belga)


