Pour le vice-premier ministre et président du MR Didier Reynders les avancées institutionnelles qui pourraient intervenir dans les prochains mois ne devraient pas entrer en vigueur avant 2009. Il souligne aussi que son parti, tout comme Ecolo, veut de vrais réformes, notamment en matière de gouvernance. Il cite en exemple la nomination des délégués Wallonie-Bruxelles.
Le groupe des sages qui travaille sur la problématique des réformes institutionnelles poursuit ses travaux. On avancerait bien sur la liste des possibles transferts de compétences aux Régions, sur le renforcement du rôle du fédéral et sur quelques éléments relatifs au financement de Bruxelles notamment en matière de mobilité. La liste des matières qui pourraient être transférées reste cependant très limitée ce qui pourrait poser un problème du côté flamand.
Pour le vice-premier ministre et président du MR, Didier Reynders, en tout état de cause les réformes qui pourraient intervenir ne devraient entrer en vigueur qu'après 2009 "afin d'éviter un débat de ministres qui veulent des compétences pour eux-mêmes", a indiqué dimanche matin M. Reynders à l'Agence Belga. Et d'ajouter qu'il veut éviter "un emballement sur la mobilité ou sur l'environnement parce que l'un ou l'autre parti détient actuellement ce portefeuille". Il serait donc plus sain que les transferts n'entrent en vigueur qu'après 2009, dit-il.
Toujours sur le plan institutionnel, Didier Reynders insiste sur le fait que son parti, et Ecolo, sont les deux formations qui veulent des réformes notamment en matière de gouvernance. Didier Reynders de citer en exemple la diplomatie. "Au niveau fédéral, il faut réussir un examen pour entrer dans la carrière diplomatique. On est d'abord numéro 4 à Bucarest, on monte progressivement et on peut terminer sa carrière comme ambassadeur à Paris ou à Kinshasa. A la Communauté française, les nominations se font sur la base de copinages. Nous voulons que cela change", a-t-il dit.
M. Reynders faisait ainsi allusion à l'annonce de la probable nomination comme déléguée pour la délégation Wallonie-Bruxelles à Kinshasa de la journaliste de RTL-TVi Kathryn Brahy. De façon plus générale, sur l'ambiance politique actuelle, le ministre souligne que beaucoup demandent "que cesse les petites phrases". "Je suis d'accord, mais arrêter les petites phrase ne peut signifier arrêter le débat politique", a-t-il encore commenté. (belga)


