Pour l'ex-explorateur Herman Van Rompuy (CD&V), un premier petit volet de réformes institutionnelles doit être possible à condition que l'étape suivante, pour cet été, soit programmée en même temps, a-t-il déclaré lundi matin à la presse, où il a aussi conseillé au vice-premier ministre Yves Leterme de prendre tout son temps pour "bien se rétablir". "First things first, tout le reste est secondaire", a-t-il affirmé.
Intervenant après la déclaration faite durant le week-end par Jean-Luc Dehaene (CD&V) dans la presse, où il affirmait que "ce serait une faute capitale que de rejeter un pas dans la bonne direction parce qu'il serait trop petit", Herman Van Rompuy a affirmé qu'"un petit pas n'a de valeur que s'il existe une perspective".
Pour lui, c'est le résultat qui importe le plus. Si aujourd'hui un pas est effectué, suivi avant l'été par une étape importante, alors nous ne pouvons laisser passer cette chance, précise-t-il. Cette deuxième étape doit être programmée d'emblée, avec une date, par exemple avant l'été. Elle doit être menée à bien, sinon, Herman Van Rompuy est d'accord pour dire que c'est insuffisant.
Il est aussi revenu sur la déclaration du vice-premier ministre et président du MR Didier Reynders qui a plaidé ce week-end pour une entrée en vigueur des réformes après 2009. Herman Van Rompuy estime que cette déclaration doit être replacée dans le cadre d'une "mini guerre civile politique en Belgique francophone", où un jeu impitoyable se joue dans la perspective des élections régionales de 2009.
M. Van Rompuy n'est néanmoins pas d'accord avec M. Reynders. "De deux choses l'une. Vous ne pouvez pas affirmer qu'il s'agit d'une opération limitée et dire en même temps que cela ne pourra se faire qu'en 2009. Il faut rester logique et cohérent", affirme le président de la Chambre. S'il devait s'agir d'une opération limitée, Herman Van Rompuy affirme qu'il aurait du mal à s'imaginer qu'elle sera acceptée.
Herman Van Rompuy estime encore que son collègue de parti et vice-premier ministre Yves Leterme doit vite se rétablir, mais il doit surtout prendre tout son temps pour "bien" se rétablir.
"A l'heure actuelle, nous partons du principe que le changement aura lieu le 23 mars", affirme le président de la Chambre, faisant référence à la date à laquelle Yves Leterme doit reprendre le flambeau de Guy Verhofstadt en tant que premier ministre. Mais "first things first. Tout le reste est secondaire", souligne-t-il encore, en ajoutant qu'au besoin, le calendrier politique devra être adapté. (belga)


