Maurice Lafosse inculpé pour l'incendie des "Mésanges"
L'ancien bourgmestre socialiste de Mons Maurice Lafosse, inculpé d'homicide involontaire par défaut de prévoyance ou de précaution dans le dossier des "Mésanges", n'était plus président de "Sorelobo", la société de logements sociaux de Mons-Borinage, actuelle "Toit et Moi", au moment de l'incendie mortel en février 2003, a-t-il indiqué lundi.
"Je n'avais plus aucune responsabilité depuis le 30 juin 2001 et je ne sais donc pas pourquoi c'est moi qui ait été inculpé et pas quelqu'un d'autre", a dit M. Lafosse. "On cherche des responsabilités là où il n'y en a pas. Le véritable coupable, c'est celui qui a mis le feu à l'immeuble", a-t-il souligné. M. Lafosse a précisé que tous les aménagements nécessaires en matière de sécurité ont été réalisés conformément aux procès verbaux dressés par les pompiers. "Si certains n'ont pas été faits, c'est que nous n'avions tout simplement pas les crédits. Il faut alors aller chercher les responsabilités plus haut", a ajouté Maurice Lafosse.
Selon lui, la Région wallonne était consciente qu'il manquait d'argent, puisqu'elle a lancé le PEI (programme exceptionnel d'investissements) quelque temps après le drame. De son côté, John Joos, porte-parole du comité des victimes, considère que l'inculpation de Maurice Lafosse signifie qu'il y a bien une responsabilité politique dans l'incendie. "Elle vient confirmer que les victimes avaient raison de dénoncer certains manquements en matière de sécurité", a dit M. Joos. Ce dernier regrette par ailleurs qu'il n'y ait pas eu une meilleure prise en charge des victimes.
"Il y a eu une cellule de crise pendant un mois, mais les conséquences se font surtout ressentir aujourd'hui. La Région wallonne et la ville de Mons n'ont pas fait le nécessaire", a insisté M. Joos. Une cérémonie d'hommage aura lieu mercredi vers 18h00, devant la stèle de l'allée des Oiseaux, financée et inaugurée par le comité l'année dernière. (belga)