Un ministre français victime de Fourniret?

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Par: rédaction
20/02/08 - 08h12
Robert Boulin a été retrouvé mort le 30 octobre 1979 dans un étang de la forêt de Rambouillet.
Michel Fourniret s'est attribué, dans une lettre à Monique Olivier, le meurtre de Robert Boulin.

C'est en s'attribuant, dans une lettre adressée à son épouse Monique Olivier, le meurtre du ministre français du Travail Robert Boulin, retrouvé mort le 30 octobre 1979 dans un étang de la forêt de Rambouillet, que le tueur en série présumé Michel Fourniret a sans doute signé sa perte face au commissaire de la PJ de Dinant Jacques Fagnart et au juge d'instruction Bernard Claude, écrit mercredi Le Soir, qui fournit un condensé d'un livre rédigé par deux journalistes français sur l'"ogre des Ardennes".

Dans leur livre Le Pacte des Fourniret, à paraître le 27 février aux
éditions Hachette, les journalistes du Parisien Emmanuelle Maurel et
François Vignolle racontent que le 19 mai 2004, les enquêteurs trouvent une lettre lors de la fouille de la cellule dinantaise de Michel
Fourniret. Ce dernier y avoue avoir tué un ministre, Robert Boulin, dont la mort, officiellement attribuée à un suicide motivé par son implication dans un scandale immobilier, est contestée par sa famille qui croit à un meurtre. C'est la première fois que Fourniret parle d'un meurtre.

Le 22 juin, Jacques Fagnart et le juge Claude interrogent Monique
Olivier, alors encore en liberté. Cinq jours plus tard, pressée de
questions, elle finira par avouer les crimes commis par son mari avec sa complicité. Rien ne permet toutefois de confirmer que Michel Fourniret a tué Robert Boulin, souligne Le Soir. Le procès de Michel Fourniret et de Monique Olivier s'ouvrira le 27 mars prochain à Charleville-Mézières (Ardennes françaises). Ils sont accusés de sept meurtres, dont celui de la petite Elisabeth Brichet.

Le 11 mars, ils devraient se voir signifier deux nouvelles inculpations pour les meurtres de Marie-Angele Domece et de la Britannique Joannah Parrish, toutes deux assassinées dans la région d'Auxerre en 1988 et 1990. Monique Olivier a accusé son mari d'avoir commis ces meurtres, ce qu'il nie. (belga)

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