L'Association générale des étudiants liégeois (Agel), qui fédère les différents comités de baptême estudiantins et organise les grandes fêtes estudiantines liégeoises, craint pour la survie de sa traditionnelle Saint-Torè. Deuxième plus grande fête après la Saint-Nicolas, celle-ci se tiendra comme chaque année sur trois jours, les 10, 11 et 12 mars prochains.
Dans un courrier adressé à l'Agel, en janvier dernier, le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, signalait cependant que "ce découpage des festivités de la St-Torè était accordé pour la dernière fois. A l'avenir, les bals et cortèges devront se dérouler respectivement le dimanche soir et le lundi".
Ce nouveau découpage sera d'actualité pour la Saint-Nicolas 2008 et il a été accepté par les étudiants. Mais ils ne digèrent visiblement pas que le même sort soit réservé à la St-Torè. L'Agel a lancé sur son site (www.agel.be) une pétition appelée "Touche plus à mon folklore!", laquelle a déjà recueilli près de 8.000 signatures. Elle sera présentée au conseil communal de Liège le lundi 25 février.
L'association a également pris de nombreux contacts auprès des partis politiques, des directeurs de hautes écoles, du recteur de l'Université, etc., afin de les sensibiliser au problème. "Nous avons déjà fait de gros efforts pour que les fêtes estudiantines perturbent le moins possible la vie de la cité", estime Xavier Huppertz, président de l'Agel. "Mais si on ne fait rien, celles-ci n'existeront plus dans dix ans. Or, nous estimons que ce folklore est important pour Liège."


