La "2e couronne" bruxelloise s'étend jusque La Louvière
Les prix de l'immobilier en Hainaut oriental affichaient, en 2007, une tendance à la hausse comparable à celle des autres régions du pays, ont indiqué mercredi des représentants de la Chambre des notaires du Hainaut. Comme les années précédentes, les communes proches de Bruxelles ont été influencées par la demande de la clientèle bruxelloise, habituée à des prix beaucoup plus élevés.
Des communes comme Enghien, Soignies ou Braine-le-Comte se voient ainsi confirmées dans leur statut de "2e couronne" de la capitale. Mais la saturation de leurs marchés immobiliers conduit désormais les candidats acheteurs à se rabattre jusque La Louvière.
"L'arrivée des Brabançons ne porte toutefois plus les prix à la hausse. Ce sont avant tout les Montois et les Carolos qui font les prix de leur marché", précise Me Bernard Lemaigre, notaire à Montignies-sur-Sambre.
AugmentationDans le reste des arrondissements judiciaires de Mons et de Charleroi, qui englobent notamment la région du Centre et la Thudinie, les augmentations moyennes de prix semblent générales. Elles auraient toutefois été moins importantes qu'au cours des dernières années.
Dans l'arrondissement de Mons, les terrains à bâtir ont ainsi augmenté de 13%, les maisons jointives de 9% et les quatre façades de 15% entre 2006 et 2007.
Ces augmentations faisaient elles-mêmes suite à une hausse beaucoup plus importante, puisque les prix dans ces mêmes régions de Mons-Borinage/Centre avaient doublé en cinq ans, entre 2000 et 2004-2005.
Les chiffres pour la région de Charleroi, fournis quant à eux sur une base biennale (2005-2007), indiquent des augmentations du même ordre: 27% pour les terrains à bâtir, 18% pour les maisons modestes et 23% pour les villas.
Ventes plus longuesLa moyenne des prix des appartements a augmenté elle aussi de manière significative dans les deux arrondissements, sans doute à cause des mouvements de rénovation urbaine en Hainaut et donc de la construction de nombreux appartements à prix élevés.
Les notaires ont constaté un léger essoufflement du marché vers la fin de l'année, mais celui-ci s'est surtout manifesté par des durées de mise en vente plus longues plutôt que par une baisse des prix. L'augmentation des taux d'intérêts sur le marché hypothécaire s'est traduite quant à elle par un allongement de la durée des prêts, passés en majorité à 25 ans, voire 30 ou 35 ans, contre 20 ans il y a encore quelques années.