Le Vlaams Belang a lancé sur la toile un site dédié à la criminalité. Sur le site en question, les citoyens qui ont été victimes d'un fait criminel peuvent témoigner de leur histoire. Le but du site serait de mettre fin à la "politique de l'autruch": "La police et la commune communiquent à peine sur la criminalité dans l'espoir de diminuer le sentiment d'insécurité", peut-on y lire.
Un des premiers faits d'armes du site criminaliteit.org est la publication d'un top 20 des récidivistes répertoriés à Anvers. Pour pouvoir figurer sur la liste, les criminels doivent avoir commis au moins dix faits graves en l'espace de cinq ans comme des homicides, des violences, des vols ou du trafic de drogue.
Si les visages ont été rendus méconnaissables, les prénoms et âges sont par contre mentionnés. Filip Dewinter justifie la publication de cette liste : "L'âge moyen de ces délinquants se situe aux environ de 20 ans. 80% d'entre eux sont d'origine allochtone. Cette liste prouve que des règles sévères sont nécessaires."
Le parquet d'Anvers regrette que cette liste soit diffusée sur internet et enquête pour connaître la source de la fuite. Le Vlaams Belang affirme de son côté ne pas savoir qui lui a transmis cette liste. "Nous n'incitons personne à nous donner des informations, mais nous sommes sûrs que de nombreuses personnes au sein de la police anversoise sont mécontentes de la politique actuelle de la sourde oreille.", selon le Vlaams Belang. Une personne qui viole le secret professionnel risque de 8 jours à 6 mois prévient Dominique Reyniers, porte-parole du parquet d'Anvers. (belga)


