Les concentrations de particules fines en Flandre ont atteint mercredi leur plus haute valeur en cinq ans. Les concentrations moyennes s'élevaient en effet à 125 microgrammes par mètre cube, selon la Cellule interrégionale de l'Environnement (CELINE). Les mesures liées au pic de pollution avaient toutefois été levées mercredi. La CELINE reconnaît que cette décision est intervenue trop rapidement.
Ce n'est que jeudi que les concentrations moyennes sont descendues sous le seuil d'alarme de 70 microgrammes par mètre cube. Les concentrations moyennes s'élevaient alors à 69 microgrammes par mètre cube.
Le pic de pollution enregistré au cours des derniers jours (de lundi à mercredi) a duré moins longtemps qu'en décembre dernier. Les concentrations en particules fines étaient toutefois plus importantes qu'en décembre, souligne la CELINE. La plus haute concentration moyenne journalière en Flandre a été mesurée mercredi et s'élève à 180 microgrammes par mètre cube.
En Wallonie, les concentrations dans les stations de mesure des zones industrielles de Liège et Charleroi étaient moins élevées que lors du pic de pollution en décembre. La concentration la plus importante a été mesurée dans les environs de Liège. Elle s'élevait à 315 microgrammes de particules fines par mètre cube.
Avec une concentration de 119 microgrammes par mètre cube enregistrée mardi, Bruxelles s'illustre également par une concentration moyenne très élevée. En décembre, les concentrations bruxelloises ne dépassaient pas les 100 microgrammes.
Les mesures imposées à l'occasion de ce pic de pollution, dont la limitation de vitesse à 90 km/h, ont été levées trop rapidement. Les annonces de la CELINE prévoyant une chute des concentrations de particules fines pour mercredi se sont avérées erronées. Contre toute attente, c'est alors que les concentrations moyennes les plus élevées ont été mesurées par l'administration de l'environnement flamande (VMM). Afin d'éviter de telles situations à l'avenir, la CELINE propose de ne pas se contenter de prévisions pour décider de la levée des mesures, mais de travailler également avec des mesures concrètes.
En dépit de vents qui dépassaient les 20 km/h, les concentrations mesurées jeudi demeuraient élevées. La CELINE n'explique pas de telles concentrations malgré des conditions météorologiques favorables à leur chute. (belga)


