Le cdH a rappelé samedi, au cours d'un forum consacré à l'emploi, ses priorités dans le cadre du budget 2008. La présidente, Joëlle Milquet, a notamment insisté sur les titres-services à propos desquels elle n'entend rien céder. "Les titres-services ont toujours été défendus par le cdH", a souligné Mme Milquet qui a mis en garde contre les vélléités exprimées par les libéraux de libéraliser le prix de ceux-ci.
Les démocrates humanistes veulent pérenniser et développer ce mécanisme qui, à leurs yeux, est un outil de mise à l'emploi, de services aux personnes et de lutte contre le travail au noir. Ils sont disposés à accepter une adaptation marginale du prix de ces titres pour permettre une indexation structurelle des salaires des personnes qui travaillent dans ce régime. Le coût pour l'utilisateur pourrait dans ce cas passer de 6,7 euros à 7 euros. Mais il n'est pas question, pour le cdH, de toucher à la déductibilité fiscale des titres-services. "On passera ce conclave sans que Josly Piette concède grand chose", a assuré Mme Milquet.
Le cdH veut également profiter de ce budget en cours de préparation pour lutter contre les pièges à l'emploi, notamment en améliorant la situation des chômeurs qui reprennent le travail à temps partiel. Il importe aussi à ses yeux de renforcer les réductions de charges patronales sur les bas salaires, de corriger certaines allocations pour améliorer le pouvoir d'achat, de pérenniser l'allocation de rentrée scolaire et d'augmenter de 2% au minimum les pensions les plus basses. Si le budget le permet, cette augmentation peut s'accompagner d'une diminution de la cotisation de solidarité, estiment les démocrates humanistes.
Dans le cadre du gouvernement définitif, le cdH a avancé quelques une de ses priorités en matière d'emploi. La présidente a plaidé pour l'élaboration d'une stratégie commune entre le fédéral, les entités fédérées et les partenaires sociaux, une meilleure mobilité interrégionale des demandeurs d'emploi, l'évaluation et l'amélioration de l'accompagnement des chômeurs.
Sur ce dernier point, le cdH suggère de remplacer le stage d'attente des moins de 25 ans par un "contrat de chercheur d'emploi" qui reposerait sur un plan formation, pour les moins qualifiés, ou un plan de recherche active d'emploi.
Le cdH entend dans tous les cas maintenir une politique de l'emploi fédérale. Selon lui, le droit social, la concertation sociale et l'allocation de chômage doivent rester fédéraux. Il est en revanche prêt à discuter des politiques d'activation et d'accompagnement ainsi que des politiques visant des groupes-cibles. (belga)


