Échec de la tentative de la dernière chance pour l'Exécutif musulman

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Par: rédaction
23/02/08 - 17h06

Après l'échec qui a résulté de la dernière tentative de reformer vendredi soir un Exécutif musulman représentatif, son actuel président, sa vice-présidente et les membres encore actifs ont dit leur volonté d'en rester là.

"Cette structure ne fonctionne plus", a déclaré la vice-présidente Hacer Düzgün samedi midi. Un contact avec le ministre de la Justice Jo Vandeurzen est prévu la semaine prochaine. Vendredi soir, l'assemblée générale de l'Exécutif devait désigner, dans une dernière tentative, dix nouveaux membres de l'Exécutif, après que dix des dix-sept membres de cet organe aient été désavoués en octobre par un vote de confiance ou aient eux mêmes décidé de démissionner. Mais de vote, il n'y en eu finalement point. Selon Mme. Düzgün, les Marocains francophones s'y sont opposés.

La vice-présidente, le président Coskun Beyazgul et les sept autres membres de l'Exécutif ont demandé d'entamer une concertation avec le ministre de la Justice. Ils estiment ne plus percevoir l'utilité de la structure actuelle qui, selon eux, ne fonctionne vraiment plus, et veulent donc en rester là en l'occurrence. M. Düzgün met donc la responsabilité de l'échec au compte des Marocains francophones. Pour sa part, il estime qu'il faut rechercher une autre forme de structure. Selon lui, les Turcs n'ont pas besoin de cet Exécutif parce qu'ils sont bien organisés.

C'est donc la communauté marocaine qui n'arrive pas à s'organiser convenablement, principalement à cause des Marocains de l'ancienne génération, qui cherchent à prendre le pouvoir et ne réalisent pas l'importance de l'Exécutif, estime Mme Düzgün. Les problèmes de l'organe représentatif musulman ont commencé l'an passé, à la suite d'une enquête judiciaire concernant des malversations financières en son sein. Le vice-président francophone Benjelloul Kissi a été appréhendé en septembre, soupçonné de faux en écriture et abus de confiance. A partir du mois d'octobre, l'Exécutif s'est borné à expédier les affaire courantes, amputé de la moitié de ses membres.

En février, le ministre de la Justice a décidé de fermer le robinet des subsides "en attendant des informations fiables sur la situation financière de l'Exécutif musulman". Par ailleurs, un Turc de Gand a assigné l'asbl de gestion financière de l'Exécutif, estimant que par les scandales financiers larvés, l'organe représentatif porte atteinte aux intérêts de la communauté musulmane, plus qu'il ne les défend. Pour sa part, la fédération des unions de mosquées avait appelé l'Exécutif à ne plus représenter la communauté.

Mme Düzgün dit ne pas croire non plus en de nouvelles élections. Elle est d'avis qu'une fédération de musulmans en Belgique constituerait une meilleure manière de les représenter. L'asbl financière en liquidation laisse un trou de plus de 200.000 euros. Une somme qui sera, selon Mme Düzgun, réclamée au ministère de la Justice.

(belga)

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