Tihange tourne au ralenti suite à un mouvement social

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Par: rédaction
25/02/08 - 12h39
Seuls les cadres, soit 150 personnes travaillent sur le site qui compte environ 700 personnes chaque jour.
Cette action qui vise à appuyer les revendications des travailleurs en vue d'amélioration des conditions salariales du personnel embauché sous le nouveau statut, n'a pas de conséquence en terme de production et en terme de sécurité.

Un piquet de grève filtrant a empêché, lundi matin les personnes chargées de faire tourner les trois unités de la centrale nucléaire de Tihange de prendre les commandes de ce poste névralgique.

Le mouvement se poursuivra jusqu'à mardi matin 6 heures et intervient dans un contexte de négociations que les syndicats espèrent voir aboutir par la revalorisation de barèmes salariaux des nouveaux arrivés. En l'absence de ces pilotes habituels, les ingénieurs chargés de la coordination mais formés à la gestion des unités nucléaires ont pris le relais. Le site tihangeois d'Electrabel tourne donc mais au ralenti.

Affecté à cette mission primordiale qui consiste à assurer la production d'électricité à partir des unités de la centrale, les ingénieurs ne peuvent assurer la coordination des autres services. C'est pour cette raison que la direction du site hutois d'Electrabel a décidé de renvoyer les employés chez eux. En cas de nécessité ces derniers sont cependant rappelables.

Cette action qui vise à appuyer les revendications des travailleurs en vue d'amélioration des conditions salariales du personnel embauché sous le nouveau statut, n'a pas de conséquence en terme de production et en terme de sécurité. L'unité 1 et l'unité 3 de la centrale nucléaire de Tihange fonctionnent normalement. L'unité 2 qui est à l'arrêt pour rechargement n'est pas non-plus préjudiciée. A la suite de cet arrêt de 24 heures, le site devrait fonctionner normalement dès ce mardi 6 heures.

Seuls les cadres, soit 150 personnes travaillent sur le site qui compte environ 700 personnes chaque jour. Depuis 2002, tout nouvel engagé dans une entreprise du secteur du gaz et de l'électricité au sein du groupe Electrabel bénéficie d'un statut moins intéressant que les personnes qui effectuent un travail identique mais qui ont été engagé avant 2002.

Les travailleurs du site de Frameries ont aux aussi débrayé lundi matin. Un piquet de grève se trouvait devant l'entreprise. Ce site qui est chargé de la maintenance du réseau a, afin de soutenir les négociateurs qui sont en réunion avec la direction d'Electrabel, décidé de se croiser les bras.
(belga)

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