Faute d'Airbus militaires, en panne depuis plusieurs semaines, le ministère de la Défense a fait appel à un opérateur turc pour assurer -à partir de mercredi- la relève de son contingent de quelque 300 hommes en mission en Afghanistan, a-t-on appris ce mardi de sources militaires.
Cet opérateur, Air Pegasus, va assurer les trois vols prévus mercredi, jeudi et vendredi entre Bruxelles et Kaboul pour acheminer les près de 300 membres du nouveau contingent belge de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l'Otan.
Principalement fourni par le 2e bataillon Commandos de Flawinne, il doit relever, après quatre mois de mission, le détachement actuel, provenant surtout du régiment Libération/5e de Ligne de Bourg-Léopold.
Air Pegasus a été choisi par un "brooker" (intermédiaire) norvégien dans le cadre d'une bourse d'échanges européenne en matière de transport aérien baptisée "Atares", a précisé ce mardi un porte-parole militaire.
L'opération de relève du contingent belge de l'ISAF, chargé d'assurer la protection et le fonctionnement de l'aéroport international de Kaboul (KAIA), a ainsi pris plusieurs jours de retard. D'abord en raison de pannes de réacteurs qui affectent depuis plusieurs semaines les deux Airbus A310 du 15e wing de transport de Melsbroek, puis à cause de la non-obtention des "clearances" (autorisations) diplomatiques nécessaires au premier vol, dimanche vers l'Afghanistan.
Le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), avait affirmé le 13 février qu'il espérait que les deux Airbus soient réparés pour lundi dernier. Mais ces avions étaient toujours cloués au sol ce mardi, entraînant le recours à des appareils civils, qui vont eux se poser... directement à Kaboul -une destination interdite aux "avions blancs" de l'armée belge, dépourvus d'auto-protection contre les tirs de missiles anti-aériens. (belga)


