Les gardiens de la prison de Mons ont repris le travail ce mardi, a indiqué Amélie Taleman, attachée en justice réparatrice au sein de l'établissement pénitentiaire. Ils avaient entamé une grève de 24 heures, lundi après-midi, à la suite de deux articles publiés vendredi et samedi dans le quotidien La Province.
Des proches de détenus y dénonçaient la violence de certains surveillants et fustigeaient la réaction de la direction face à ce type de faits. De plus, un des deux témoins affirmait qu'il était facile de se procurer de l'alcool, de la drogue ou un téléphone portable dans la prison.
Les agents attendaient depuis le soutien de leur hiérarchie et c'est chose faite, puisque celle-ci a reçu de l'administration centrale l'autorisation d'ouvrir les portes de l'établissement pénitentiaire aux médias. "L'envie des gardiens était de pouvoir montrer une autre image de la prison", a expliqué Amélie Taleman.
Différents thèmes seront ainsi abordés avec la presse: les bases légales du fonctionnement de l'établissement pénitentiaire, les organes de contrôle existants, les décisions disciplinaires possibles à l'encontre des détenus et les recours envisageables pour ces derniers. (belga)


