Les universités peinent à recruter leurs profs

La CNE accuse les universités de faire des économies au détriment de l'encadrement. Elle a ainsi publié le tableau comparatif du cadre prévisionnel et des effectifs réellement en place à l'UCL, entre 1990 et 2007. Ce tableau montre une différence de 8 à 23 temps plein entre les prévisions et la réalité, écrit mercredi
La Libre Belgique.
"Je conteste le caractère réellement prévisionnel des chiffres avancés par la CNE", réagit le vice-recteur aux Affaires académiques de l'UCL, Armand Spineux. Pour lui, il n'aurait jamais été décidé d'arriver à ces quotas. Il confirme par contre le cadre effectif fixé à 567,63 équivalents temps plein, dont 420,85 personnes nommées à temps plein, 39 temporaires en attente de nomination et 14 postes vacants. Pour les 14 emplois vacants, M. Spineux explique qu'ils ne correspondent "certainement pas à des économies". Il avance deux difficultés: l'attractivé des postes d'enseignants universitaires en Communauté française et la difficulté de trouver certains profils.
Le problème dépasse l'UCL. A l'ULB, sur les 26 chaires ouvertes cette année, 3 sont vacantes, rapporte le président du conseil d'administration de l'Université Libre de Bruxelles, Jean-Louis Vanherweghem. "Dans un cas, il y a absence de postulants pour un profil très spécialisé. Dans les deux autres, les candidats désignés se sont désistés au dernier moment. L'un a déclaré avoir la possibilité de gagner trois fois plus, ailleurs. Et l'autre a souffert d'une procédure trop longue et accepté autre chose avant la conclusion", dit-il. (belga)