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Pas de gouvernement sans "gros paquet" de réformes institutionnelles

Yves Leterme et Eric Van Rompuy (CD&V) au 26e Gordel, le dimanche 3 septembre 2006.
Si des matières comme le marché du travail ou la fiscalité ne font pas partie du deuxième paquet, "pour le CD&V, il n'y a plus de gouvernement", a averti Eric Van Rompuy (CD&V)
Le CD&V lie le sort qui sera réservé au gouvernement Leterme Ier au contenu du deuxième paquet de réformes institutionnelles. Ce paquet doit être ficelé pour la mi-juillet.

Au Parlement flamand, le CD&V a indiqué mercredi que des compétences plus importantes que celles retenues dans le premier paquet devront être régionalisées, "faute de quoi il n'y aura plus de gouvernement fédéral". L'accord conclu par le comité des sages a fait l'objet d'un débat mercredi au Parlement flamand. Tous les partis de la majorité flamande (CD&V, N-VA, sp.a-Spirit, Open Vld) sont arrivés à la conclusion que le premier paquet de réforme de l'Etat était trop maigre.

La N-VA a répété que l'accord comportait trop peu de garanties qu'il y ait une importante réforme de l'Etat. Les nationalistes évalueront durant l'été, lorsque le deuxième paquet aura été ficelé, si la réforme de l'Etat est suffisante. Mercredi, le CD&V n'a pas dit autre chose à cet égard. "Si cela ne fonctionne pas, nous en tirerons les conclusions. En l'absence de deuxième paquet satisfaisant, il n'y aura plus de gouvernement fédéral", a averti Ludwig Caluwé, chef de groupe. Eric Van Rompuy (CD&V) a renchéri. Si des matières comme le marché du travail ou la fiscalité ne font pas partie du deuxième paquet, "pour le CD&V, il n'y a plus de gouvernement".

Les élus CD&V ont notamment souligné qu'ils ne voulaient pas entendre parler de circonscription fédérale. "Je regrette d'ailleurs qu'un parti flamand ait insisté pour en faire mention (l'Open Vld mais Yves Leterme y avait déjà fait référence, Ndlr)", a indiqué M. Caluwé. La simultanéité des élections laisse quant à elle les CD&V circonspects. Que se passera-t-il le jour où tombera le gouvernement fédéral? "Est-ce que ce jour-là on renverra aussi chez eux le gouvernement flamand et le Parlement flamand", s'est demandé le chef de groupe CD&V.

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a pour sa part confirmé mercredi que le gouvernement flamand suspendait ses engagements vis-à-vis du budget fédéral à la réforme de l'Etat. Si les deux paquets de l'accord venaient à ne pas être réalisés, le gouvernement flamand romprait ses engagements, a-t-il répété. Kris Peeters a qualifié "de vague" le contenu du deuxième paquet tel qu'annoncé. "Mais il nous revient d'en faire quelque chose de concret", a-t-il poursuivi. Le ministre-président a également indiqué qu'il était de la responsabilité du Parlement flamand et du gouvernement flamand de transformer l'essai en gérant "dans l'intérêt des Flamands" les compétences du premier paquet.
(belga/7sur7)

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