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Pour Luc Martens, "le cartel ne peut pas tenir le coup"

Pour Luc Martens, "L'arrivée d'Etienne Schouppe à la présidence a entraîné un changement de cap. En tant que personnalité proche du ACW (MOC flamand), il a remis le thème socio-économique à l'avant-plan. Ce ne sont plus uniquement les points de vue communautaires qui comptent".
Luc Martens (CD&V).
Le parlementaire flamand et ancien ministre CD&V Luc Martens estime que le grand écart du cartel CD&V/N-VA ne peut pas continuer. Il estime que les partenaires du cartel vont devoir choisir soit de continuer vraiment ensemble soit d'opter pour la séparation. C'est ce qu'il dit jeudi dans De Morgen.

"Il est normal qu'on essaye d'abord de mieux se connaître réciproquement, lors d'une période d'essai, mais en fin de compte, il faut choisir si on s'engage sérieusement ou pas. Si on ne s'engage pas clairement, ce type de relation se termine souvent par la tromperie. Nous devons montrer que ce qui est en jeu, c'est plus que simplement profiter", déclare-t-il.

Le parlementaire estime que la première échéance sera la date du 21 juillet. "A ce moment, on verra si la réforme de l'Etat est assez importante (...). Après cela, le cartel peut encore continuer un peu: il ne me semble pas réaliste d'avoir une vision plus claire avant les élections régionales de 2009. Alors, nous pourrons encore une fois nous présenter face à l'électeur avec le cartel mais ensuite, il faut que les choses soient claires," dit encore le parlementaire flamand.

Personnellement, il ne croit pas en une intégration complète du CD&V et de la N-VA, estimant que les tempéraments sont trop différents.
Luc Martens trouve aussi qu'il serait dangereux que le CD&V se retire du gouvernement si la N-VA juge fin juillet que l'accord communautaire n'est pas suffisant. "Nous devons être prudents avec cela. Le CD&V a entamé un virage en décembre et maintenant nous nous y sommes peu à peu engagés complètement."

"L'arrivée d'Etienne Schouppe à la présidence a entraîné un changement de cap. En tant que personnalité proche du ACW (MOC flamand), il a remis le thème socio-économique à l'avant-plan. Ce ne sont plus uniquement les points de vue communautaires qui comptent", dit encore Luc Martens. (belga/7sur7

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