Le ministre wallon des Transports, André Antoine, estime qu'il ne faut pas tirer de conclusion hâtive à la suite de l'arrêt rendu ce jeudi par la Cour européenne de Justice (CEJ).
Le ministre estime que l'arrêt est "assez ouvert" pour la Région, car il rappelle la jurisprudence de la Cour, sans en tirer des conséquences sur le cas de l'aéroport de Liège-Bierset. "Il ne s'agit dès lors que d'une étape dans le règlement judiciaire de ce contentieux", remarque André Antoine, rappelant que la procédure judiciaire va encore être longue et que nul ne peut préjuger de ce qui sera décidé par la Cour de Cassation ni, en cas de réforme de l'arrêt, par la cour d'appel.
Le ministre, qui estime que la Région n'a commis aucune faute, en profite pour rappeler que le contentieux date de plus de 10 ans et que depuis lors, plus de 4.000 familles ont été aidées par la Région dans le cadre de sa politique volontariste d'accompagnement des riverains des aéroports de Liège et de Charleroi.
"Au 1er février 2008, 1.221 immeubles ont été rachetés par la Région aux riverains de l'aéroport de Bierset situés dans les zones les plus exposées au bruit, et 1.602 habitations ont été insonorisées dans le plan d'exposition au bruit du même aéroport", a mentionné le ministre Antoine, soulignant que la Région consacrait plus de 500 millions d'euros à la politique d'accompagnement des riverains.


