Un inspecteur montois arrêté pour trafic de cocaïne
Huit personnes ont été placées sous mandat d'arrêt dans le cadre d'un important trafic de cocaïne dans la région de Mons-Borinage, dont Gabriel Ekueta, inspecteur au Service d'enquête et de recherche (SER) de la police de la zone Mons-Quévy, a indiqué le parquet de Mons.
L'agent a été inculpé de corruption passive et de violation du secret professionnel, avec la circonstance aggravante de participation à une association de malfaiteurs. Concrètement, il était en charge d'un dossier de trafic de stupéfiants et fournissait des informations au chef du réseau, afin que celui-ci puisse échapper à la police. Il risque cinq à dix ans de prison.
Les sept autres individus sont poursuivis pour participation à une association de malfaiteurs, deux d'entre eux en qualité de chef au sein de cette association. L'un des deux "chefs" est également inculpé de corruption active.
L'enquête avait démarré en septembre dans la zone de police boraine, mais un dossier avait aussi été ouvert peu de temps après par la zone Mons-Quévy. A un moment donné, les juges d'instruction Véronique Laloux et Frédérique Lefèbvre ont fait le lien entre les deux affaires et les ont donc confiées à Mons. C'est enfin le Comité P qui a pris la relève quand l'inspecteur Ekueta est devenu suspect.
Vendredi, vers 6h30, des enquêteurs du Comité P, le procureur du roi de Mons, Christian Henry, et la juge d'instruction Laloux, sont allés chercher l'agent dans les locaux du Service d'enquête et de recherche de la zone de police Mons-Quévy. M. Henry explique qu'il avait des éléments de preuve pertinents contre l'intéressé et pas simplement des indices.
Par ailleurs, le procureur du roi rappelle "qu'il ne faut pas jeter l'opprobre sur l'ensemble du corps de police. Il s'agit là d'un cas malheureux, que l'on doit assumer. Je n'ai pas exploré la plus belle facette de mon métier en me rendant vendredi au SER". M. Henry précise encore que les policiers gardent la confiance du parquet. (belga)