Depuis son entrée en fonction en février 2007, la directrice principale de la prison de Mons, Madeleine Den Haerynck, a réussi, avec son équipe, à restaurer un climat de confiance et peut maintenant travailler sur des problèmes d'ordre organisationnel et structurel, a-t-elle indiqué lundi.
Pour rappel, fin 2006, plusieurs scandales avaient éclaté à la prison et douze agents avaient été écartés du service. Trois d'entre eux comparaîtront prochainement en correctionnelle pour traitements inhumains et dégradants. Deux autres dossiers sont toujours à l'instruction et des auditions sont menées à tous les niveaux de la hiérarchie et dans tous les services.
Evolution
Une série d'améliorations ont donc été apportées au sein de la prison depuis ces faits et Yvon Stuart, président de la Commission de surveillance, l'a confirmé: "la nouvelle équipe a mis en place un management moderne, axé sur la communication et la valorisation du personnel". Un "Plan Opérationnel 2007-2008" a notamment été établi et un audit général demandé.
Les agents sont par ailleurs évalués tous les trois mois. "Nous voulons ainsi montrer que rien n'est jamais acquis, qu'il faut toujours se remettre en question" a signalé Robert Windels, assistant pénitentiaire. "Mais on peut tant valoriser que 'sanctionner'", a ajouté Amélie Taleman, attachée en justice réparatrice.
Comportement
Un dossier administratif est ouvert à l'encontre de tout surveillant en cas de manquement et deux procédures de licenciement sont actuellement en cours. De plus, "les comportements suspects sont systématiquement portés à la connaissance de la justice et c'est à elle qu'il revient ensuite de juger", a expliqué la directrice.
Diverses réunions sont en outre organisées au sein de l'établissement pénitentiaire pour favoriser le dialogue entre la direction et le personnel. Tous les matins par exemple, Madeleine Den Harynck rencontre les chefs surveillants, avec qui elle discute des problèmes éventuels et les décisions sont prises collégialement.
"Ce qui a été critiqué à une époque, c'était 'l'esprit maton' et ce n'est plus du tout l'axe de pensée de la direction et des agents", a précisé la président de la Commission de surveillance, qui se félicite de pouvoir à nouveau travailler en partenariat avec une équipe "créative".


