Blackwolves: "Ils avaient tous décidé de tabasser la victime"

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Par: rédaction
5/03/08 - 15h09

La cour et le jury d'assises de Bruxelles-Capitale ont entendu mercredi jusqu'en début d'après-midi la juge d'instruction, Berta Bernardo-Mendez, et les principaux policiers qui ont participé à l'enquête sur le meurtre de Lionel Isenge, 22 ans.

"Orson" Mangala, 21 ans, "Mulayi" Fabrice Mukuna, 21 ans, Popaul Lomami, 21 ans, "Grace" Kialanda, 20 ans, et Trésor Mutamba, dit "Pirate", 23 ans, détenus à la prison de Forest, répondent de ce crime, présumé commis la nuit du 22 au 23 octobre 2005, devant la discothèque "Lounge Bar", rue Henri Maus, à proximité de la Bourse, dans le centre de Bruxelles. Selon le ministère public, les cinq accusés sont membres d'une bande urbaine, les Black Wolves, née à Matonge, le quartier "black" d'Ixelles mais qui a tenté d'étendre son influence jusqu'à certains établissements de l'avenue de la Toison d'Or et du centre de Bruxelles.

Les Black Wolves auraient été dirigés par "Orson" jusqu'à son arrestation et ce dernier aurait prétendu avoir la mainmise sur le Lounge Bar, d'où l'origine de la querelle. Car la victime était, quant à elle, le leader des "Finest" également surnommés bande de Berchem-Sainte-Agathe où elle est née. Les témoins ont commencé par retracer le déroulement des événements. Les cerbères du Lounge Bar leur ont avoué facilement que la victime était entrée dans leur établissement mais qu'ils l'avaient convaincue de s'en aller. Une bousculade s'est en suivie. Puis, lorsque Lionel Isenge s'est retrouvé à l'extérieur, il a été encerclé par des Black Wolves et Orson, le premier, a commencé à frapper.

Le jeune Berchemois a lancé une bouteille dans sa direction mais ses adversaires se sont rués sur lui et Grace Kialanda a porté le coup de couteau mortel. Lorsque la victime était à terre, elle a encore reçu de nombreux coups de pied et de coups de poing. Selon les enquêteurs, les excuses de certains accusés qui prétendent qu'ils étaient sortis à ce moment-là pour prendre l'air ou pour fumer une cigarette ne tiennent pas la route. Ils avaient tous décidé de tabasser la victime. Trésor Mutamba affirme, pour sa part, qu'il n'est jamais sorti de la discothèque. Pendant l'instruction, cinq policiers ont été chargés de s'occuper plus précisément chacun du cas d'un accusé, pour cerner au mieux son rôle dans l'affaire et ses activités en général.

Les témoins ont précisé aussi que les accusés ont eu beaucoup de mal à avouer qu'ils appartenaient aux Black Wolves mais que certains l'ont reconnu et qu'il n'y a pas de doute pour les autres. Les témoins poursuivront leur déposition mercredi en milieu d'après-midi. Puis, plus tard, la cour et le jury entendront les experts psychiatres qui ont examiné les accusés. (belga)

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