Le ministre wallon de l'Aménagement du territoire, André Antoine, a affirmé mercredi devant le parlement que la convention qu'il a conclue avec les époux Sagawe était conforme à la décision rendue par le juge de paix de Thuin en avril 2007.
D'après le ministre, le jugement imposait soit de détruire la maison, soit de conclure une convention avec les époux. En vertu de la convention conclue vendredi, la Région wallonne est devenue propriétaire de la maison en contrepartie d'un droit d'habitation concédé aux Sagawe.
Les arguments développés par le ministre n'ont pas convaincu l'opposition. Le député Willy Borsus (MR) a dénoncé les "volte-face" de M. Antoine dans ce dossier et épinglé une série de questions restées, selon lui, sans réponse.
Par voie de communiqué, Ecolo a stigmatisé une "régression manifeste" et une "faute grave". Les Verts s'interrogent notamment sur l'impact d'une telle convention pour les personnes qui vont être poursuivies pour des infractions urbanistiques moins graves que celle commise par les Sagawe, pour les ménages qui achètent au prix fort un terrain à bâtir dans des zones légalement urbanisables ou encore pour les acteurs de l'urbanisme qui voient leurs efforts détruits par quelques minutes de "show ministériel". (belga)


