Pendant leur formation, les policiers apprennent à peine comment interroger correctement des victimes et des témoins. Leur formation sur la reconnaissance d'auteurs de délits laisse également à désirer, écrivent vendredi les quotidiens De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.
Mise en situation
Une femme est victime d'un vol de sac. Des témoins appellent la police qui se rend sur les lieux des faits. Ce qui suit est alors une série de bévues. Un témoin est refusé. La victime est installée dans un local où sont accrochés au mur des portraits-robots.
Lorsque la victime reçoit un livre rassemblant des photos, des policiers entrent dans la pièce les uns après les autres, certains regardant par-dessus son épaule et demandant de temps en temps à quelqu'un s'il ne s'agit pas de l'auteur. La victime voit aussi deux figurants entrer, qui sont clairement des policiers.
Cette scène a été enregistrée sur DVD qui sera diffusé les 11 et 12 mars prochains lors de la journée d'étude intitulée "De la confrontation au line-up selon la convention d'Oslo", organisée à Jodoigne par le Comité P et le Centre d'études sur la police.
"Nous constatons que les policiers ne connaissent pas correctement la technique de 'confrontation', si bien que des juges acquittent parfois des suspects par manque de preuves", estime le Comité P. Le Comité P a enquêté sur les formations de la police dans les dix centres de formation et a conclu que peu de leçons étaient dispensées sur la marche à suivre pour qu'un auteur de délit soit reconnu de manière fiable.


