Chute générale de la criminalité à Liège

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Par: rédaction
10/03/08 - 16h34

La ville de Liège a enregistré en 2007 une baisse de la criminalité générale de 13,5 %, ont souligné le bourgmestre, Willy Demeyer, et les responsables de la police lors d'une présentation, lundi, des statistiques de l'année écoulée.

Cette diminution s'inscrit dans une tendance plus générale observée dès 2001, date depuis laquelle la criminalité a chuté de 22 %. Ce sont les faits de moeurs, notamment les viols, qui enregistrent la plus forte diminution (-57 %) avec 364 faits en 2007, suivis des atteintes aux biens (escroquerie, recel, violation de domicile, etc.), qui chutent de 42 pc, avec 2.147 faits en 2007. Suivent les vols (- 13 %), avec 16.042 faits en 2007) et les menaces (- 9 %) pour 3.177 faits en 2007. Seuls le vandalisme et les dégradations, comme les tags, affichent une hausse , de près de 7 %, avec 3.736 faits en 2007.

Représentant la majorité des faits criminels commis à Liège, les vols évoluent différemment selon les catégories. Les vols dans les véhicules, soit plus de 30 % du total général, diminuent de 29 % alors que ce type de criminalité était en augmentation en 2006. Cette chute, souligne la police, fait suite à l'arrestation l'an dernier d'une bande organisée de malfaiteurs. Les vols de voitures, quant à eux, diminuent de 10 % et enregistrent 2.768 faits en 2007. Les vols de sacs (- 29 %), à la tire (- 20 %) et à l'étalage (- 17 %) affichent une nette baisse également.

Un phénomène inquiétant, par contre, retient l'attention de la police pour 2008 : le vol dans les habitation a connu l'an dernier une hausse de 46 %, avec 2.171 faits, avec des pics sensibles en juillet, septembre et décembre. Selon Christian Beaupère, chef de corps de la Police de Liège, ce point noir, qui est un phénomène national, relève de bandes organisées. La lutte contre ce phénomène sera une des priorités.

La cartographie de la criminalité montre une grande concentration des faits dans les quartiers périphériques et plus encore dans l'hyper-centre. "J'y vois la confirmation de l'effet de centralité, les faits criminels résultant davantage de l'activité économique, commerciale et culturelle que de l'habitat", a souligné le bourgmestre de Liège.
Les vendredis et samedis se distinguent du reste de la semaine par une recrudescence des faits.

Selon Christian Beaupère, cette diminution générale de plus de 13 %, sur un total de 30.247 faits enregistrés en 2007 pour près de 35.000 en 2006, résulte d'une présence policière accrue sur le terrain, de dispositifs techniques en croissance (caméras de surveillance), d'un taux d'élucidation et d'arrestation en hausse et d'un plan zonal de sécurité affiné. Willy Demeyer parle quant à lui "de la plus grosse baisse jamais analysée". Selon lui, si les cinq grandes villes belges (Gand, Anvers, Bruxelles, Charleroi et Liège) connaissent une tendance à la baisse, Liège enregistre la plus forte chute de sa criminalité.

"Nous nous sommes inspirés du modèle du Québec, basé sur le concept de police de proximité, où répression et prévention sont deux axes incontournables dans la lutte contre l'insécurité", a conclu le bourgmestre. (belga)

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